PSG: Le Qatar booste la campagne d'abonnement des Parisiens
FOOTBALL•Les rumeurs de transfert font revenir au stade des supporteurs qui avaient déserté le Parc des Prince...A.M.
Abonnés aux rumeurs avant de l’être au Parc. Lancée depuis le 15 juin, la campagne d’abonnement pour la saison prochaine bat son plein sous la tribune Francis-Borelli. Mardi, ils étaient une cinquantaine à s’être armé de patience pour affronter les deux heures d’attente nécessaires avant de décrocher le sésame.
«Espérons que les anciens vont aussi se réabonner»
Avec une tendance lourde: l’arrivée du nouveau propriétaire qatari en a décidé beaucoup à revenir. «Je n’avais plus d’abonnement depuis trois ans. Je ne voulais plus payer pour avoir des résultats comme ça. Et puis là, je lis la presse, je vois les noms qui sortent: c’est un déclic, j’ai décidé de revenir», raconte Cursley, étudiant de 20 ans.
Evidemment, ils sont nombreux à se montrer méfiants. Et particulièrement ceux qui ont connu l’intégralité des soubresauts du PSG depuis de longues années. «J’aurais repris un abonnement quoi qu’il arrive. Mais pour l’instant, il n’y a rien de signé», souligne Yohan, 23 ans, sept ans de présence annuelle au Parc. Lui regrette presque cet afflux de nouveaux arrivants. «Malheureusement, beaucoup vont revenir. Espérons que les anciens vont aussi se réabonner. Parce que ce stade, c’est devenu l’Abbé-Deschamps», conclut-il adossé au mur, l’air de celui qui a tout vu. Pour le moment, le club n’a d’ailleurs pas communiqué sur les chiffres de vente.
«C’est le Paris Saint-Germain, pas le Qatar Saint-Germain»
Cette saison, en vertu du plan Leproux, il n’est pas possible d’acheter plus de sept abonnements dans une même zone du stade. Et si le cadeau de bienvenue est un t-shirt de la saison passée, c’est bien la perspective de voir Eto’o ou Berbatov au Parc toute la saison qui allèche tout le monde. Quitte à y laisser un peu de l’âme du club? «C’est le PSG le plus important, pas les joueurs. C’est le Paris Saint-germain, pas le Qatar Saint-Germain», grogne John, 26 ans. «J’étais le premier à dire “Colony dégage”. Mais quand tu vois que même Lille investit plus que nous…», souffle Yohan. «Si ça ne marche pas avec tout cet argent, c’est vraiment qu’il y a un problème», conclut Cursley. Mais pour le moment, on en est encore qu’au stade du rêve.


















