Norbert a laissé le short au placard

David Phelippeau

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Il ne sera ni collé à sa radio, ni connecté au web pour suivre la rencontre entre le FC Nantes et le Havre, ce soir (20 h). Guillaume Norbert a « d'autres choses de prévues ». Sans club depuis juin 2010, l'ex-Nantais (2005-2008) et Havrais (2008-2010) n'a pourtant pas tiré un trait sur le monde professionnel. « Je n'ai pas complètement fait une croix, ça reste ma passion, explique celui qui vit à Honfleur. Je mens si je dis que le foot ne me manque pas. »
En fin de contrat au Havre en juin dernier, Norbert se met en quête d'une nouvelle destination. « Je pensais vraiment trouver autre chose, mais le marché était très fermé. » Après un essai, Charlton (D2 anglaise) lui propose un contrat. Norbert n'y donne pas suite. « J'ai fait une erreur. La proposition financière était à la hauteur de mon salaire mensuel au chômage. J'ai cru que je pouvais trouver mieux. Avec le recul, je me dis que j'aurais dû accepter. Charlton me donnait l'opportunité de me relancer… » Trop gourmand, l'ex-Angevin mais aussi mal conseillé. « Des agents m'ont dit qu'ils auraient d'autres opportunités plus intéressantes pour moi. Au final, il n'y a rien eu ! »Le train est passé. Norbert l'a manqué. « J'ai donc décidé d'aider ma femme à monter sa marque de vêtements biologiques (G'nezy) », explique Norbert. Ce dernier multiplie les déplacements en Inde, où les fringues sont fabriquées. Le short du footballeur est remisé, le costume du VRP enfilé. « C'est un look casual chic. Ce sont des vêtements en coton biologique non traité par des produits chimiques. Des fringues à des prix abordables, car le bio dans ce domaine est à des tarifs prohibitifs ! » Comme quoi Norbert a appris très vite les ficelles du bon commercial.