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Le Racing pense pouvoir se convertir à l'Europe

Le Racing pense pouvoir se convertir à l'Europe

RUGBYIl n'y a pourtant déjà plus le droit à l’erreur avant de recevoir Clermont, samedi...
A.P.

A.P.

Il n’y a aucune honte à perdre au Leinster. Tout le monde ou presque a trébuché un jour face à la cavalcade irlandaise menée par Brian O’Driscoll. De Dublin, les joueurs du Racing-Metro 92 sont revenus avec une défaite (38-22), cinq essais encaissés mais paradoxalement le sentiment qu’ils peuvent regarder les grands d’Europe dans le blanc des yeux. Andrea Lo Cicero n’a pas vu un monde d’écart avec le vainqueur de la H Cup 2009. «Je suis persuadé qu’il n’y a pas une grosse différence entre le Leinster et nous», avance le pilier italien.

Pour sa première dans la compétition, le Racing a touché du doigt ce qui constitue l’exigence de la Coupe d’Europe et aborde le choc franco-français face à Clermont (samedi à Colombes) dans d’autres dispositions. Pour le manager Pierre Berbizier, ses joueurs connaissent désormais le mode d’emploi. «Face au Leinster, on a pu être à un niveau cadet quand on prend cet essai sur un coup franc joué vite, et ensuite être capables de leur imposer notre rythme sur nos séquences. A nous de pas renouveler ces erreurs.»

Bouger les «gros»

Le Racing en a déjà les moyens, le potentiel des partenaires de Lionel ne se discute pas. Avec un huit de devant capable de broyer n’importe quels adversaires, les Franciliens peuvent voyager et pas seulement sur les routes du Top 14. Mais la victoire du Leinster montre une nouvelle fois que le Racing tire la langue quand on déplace son pack surpuissant.

Joe Schmidt, manager australien de la province irlandaise, ne dit pas autre chose. «Face à la masse physique de Nallet, Chabal ou Qovu, de tous les joueurs du Racing en fait, il fallait absolument accélérer le jeu quand nous pouvions. Et samedi, nous avons eu les ballons pour le faire.» Une leçon qu’il risque d’avoir transmise du côté de Clermont, où il a été le bras droit de Vern Cotter pendant quatre ans.