Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Les Bleus prêts à revêtir leur plus beau Diaby?

Les Bleus prêts à revêtir leur plus beau Diaby?

FOOTLe Gunner, très en vue lors des matchs amicaux, est peut-être plus qu'un joker de luxe de Domenech au milieu...
Romain Scotto

Romain Scotto

De notre envoyé spécial à Knysna,

Abondance de bien ne nuit pas, sauf au milieu de terrain de l'équipe de France. Derrière le trio Malouda - Toulalan - Gourcuff, installé en amical par Domenech, se pointe un quatrième larron, Abou Diaby, dont la cote n'a cessé de grimper lors des trois rencontres de préparation. Une rareté dans le groupe. De ses trois entrées en cours de jeu, il a ramené trois bulletins de notes avec mention. En seulement 66 minutes, le Gunner a tout déballé: récupération, relance, conservation du ballon, percussion. A 24 ans et avec seulement cinq sélections au compteur, ce «Vieira bis» n'entend pas faire de vagues. Mais il prétend, malgré lui, à une place de titulaire.

«Moi, je suis juste content d'être là, glissait-il à Sousse, où il ironisait sur son statut de célibataire, pendant que ses partenaires accueillaient femmes et enfants. De toute façon, l'essentiel, c'est que je sois prêt si on fait appel à moi. On est là pour s'entraider. On a le même objectif qui est d'aller au bout, que je joue ou pas». Alors il patiente, comme un automobiliste dans les bouchons. Où l'intégrer dans le milieu embouteillé des Bleus? Domenech s'est déjà posé cette question. Mais il cherche encore la solution. Toulalan semble intouchable, Malouda est l'un des joueurs les plus en forme, et Gourcuff ne mérite pas encore de s'asseoir sur le banc.

Faux lent

A moins qu'une ou plusieurs voix s'élève au sein du groupe, où l'ancien Auxerrois plaît beaucoup. Certains cadres ne se battraient pas pour jouer au côté de Gourcuff, qui n'a trouvé qu'un copain (Carrasso) dans la cour de Knysna pour s'échauffer lundi après-midi. Une autre piste consiste à renvoyer Ribéry à droite et faire grimper Malouda d'un cran. La victime s'appellerait alors Sidney Govou, pas le plus brillant des Bleus en ce moment. Le poste de relayeur, libéré par Malouda, pourrait alors s'offrir à Diaby.

«A cette place, il est très précieux parce qu'il a un énorme son abattage et des qualités techniques, confie David Giguet, l'un de ses premiers formateurs au Red Star, avec qui il est resté proche. Pour un grand gabarit, c'est quelqu'un qui a du coffre. A côté de lui, l'association avec un autre milieu axial fonctionne toujours. Il arrive à être complémentaire avec tout le monde.» Ce «faux lent», selon l'expression d'Arsène Wenger, présente effectivement un profil unique dans une équipe qui a perdu Lassana Diarra en cours de route. Un ami de Diaby. Un concurrent aussi, pour celui qui, en 2006, s'était fait refouler à l'entrée du stade de France lors de la finale de la Ligue des champions entre Arsenal et Barcelone. Blessé, il avait oublié son accréditation. «Mais je suis un joueur d'Arsenal», avait-il négocié auprès d'un vigile. Quatre ans plus tard, les portes semblent s'ouvrir plus facilement à lui.