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Mais que s’est-il passé sur la disqualification de Clarisse Agbégnénou ?

Championnat d’Europe : Mais que s’est-il passé sur la disqualification de Clarisse Agbégnénou ?

judoLa championne olympique de Toyko, qui visait un nouveau sacre européen, a été sanctionnée jeudi en finale pour une prise dangereuse
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Les larmes et la colère pour Clarisse Agbégnénou. La Française, grande favorite des championnats d’Europe en - 63 kg, a dû se contenter de la médaille d’argent jeudi après avoir été disqualifiée en finale à Podgorica (Monténégro). Elle qui visait un sixième titre continental a été sanctionnée pour avoir saisi le cou de son adversaire, un mouvement jugé dangereux.

« Un danger pour les cervicales »

Dans le détail, la sextuple championne du monde a tenté une prise appelée kata sankaku, où l’on saisit le cou et une épaule de son adversaire avec les deux bras. « À partir du moment où la personne qui subit se relève, l’attaquant doit relâcher. On ne peut pas rester avec le bras-tête dans cette position », explique à L’Equipe Cathy Mouette, superviseuse de l’arbitrage de l’Union européenne de judo.

Or, Agbégnénou a engagé directement derrière pour projeter la Tchèque. Après visionnage de la vidéo, les arbitres ont donc décidé d’un hansoku-make, soit une disqualification directe, « parce que ça présente un danger pour les cervicales », reprend la juge. Cette règle a été instaurée il y a trois ans.

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Apparue tête baissée sur le podium, la Française n’a pas digéré l’issue de sa journée. « Je n’accepte pas. C’est comme ça, c’est le judo. Les règles sont les règles, mais je n’accepte pas… », a-t-elle déclaré entre deux sanglots. « Je n’accepte pas quand je suis dans une forme comme ça, quand il y a un travail qui est fait derrière et que j’arrive à le mettre en application. Je n’accepte pas et je n’accepterai pas, maintenant c’est comme ça, je n’ai pas le choix », a-t-elle ajouté.

Seulement médaillée de bronze aux JO de Paris trois ans après son sacre olympique à Tokyo, Agbégnénou avait repris la compétition en mars dernier en décrochant la médaille de bronze au Grand Slam de Tbilissi. Ce sixième sacre européen représentait l’objectif majeur de sa saison. « Je méritais l’or, mais c’est moi qui fais l’erreur. Je suis déçue, très déçue », a-t-elle regretté.

Notre dossier sur Clarisse Agbégnénou

Désormais, la judoka de 32 ans va se mettre sur pause. Comme avant Paris, elle compte faire un nouveau break maternité, avant de replonger pour préparer les JO 2028 de Los Angeles.