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Trop de neige ou pas assez, encore une descente de ski alpin annulée

Ski alpin : Trop de neige ou pas assez, les conditions climatiques provoquent encore l’annulation de la descente

SkiLa seconde descente hommes prévue ce dimanche entre Zermatt (Suisse) et Cervinia (Italie) a été annulée
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Pas assez de neige l’an dernier, trop cette année : la seconde descente hommes prévue ce dimanche entre Zermatt (Suisse) et Cervinia (Italie) a été annulée, comme la première la veille, reportant à début décembre le début de la saison masculine de ski alpin et compromettant l’avenir de cette nouvelle étape. Ce week-end blanc intervient alors que les interrogations et remarques se multiplient s’agissant de la nécessaire adaptation du circuit mondial au changement climatique, y compris pour les courses sur glacier comme celle de Zermatt-Cervinia.

« Malheureusement, les raisons de l’annulation du jour sont les mêmes qu’hier : les chutes de neige constantes et abondantes ainsi que le vent empêchent la course de se tenir », a résumé ce dimanche sur le réseau social X (ex-Twitter) la Fédération internationale de ski (FIS). La décision a été annoncée au petit matin pour éviter un long et inutile transfert des concurrents vers l’aire de départ.

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Comme le vent avait déjà interrompu le géant hommes de Sölden (Autriche) fin octobre, le n° 1 mondial Marco Odermatt et ses rivaux devront attendre l’étape américaine de Beaver Creek, avec deux descentes et un super-G prévus du 1er au 3 décembre, pour débuter leur Coupe du monde.

Six tentatives, six annulations

Ce nouveau contretemps à Zermatt-Cervinia va alimenter les doutes sur la viabilité de l’étape suisso-italienne, qui n’a encore jamais pu se tenir, après avoir été annoncée début 2022 pour créer une « ouverture de la saison de vitesse » pendant que Sölden démarre l’hiver des spécialistes de la technique.

La descente de la « Gran Becca », qui s’élance d’un glacier suisse à près de 3.800 m d’altitude pour s’achever dans le Val d’Aoste italien, à 2.865 m, a connu six renoncements pour autant de tentatives. Les descentes hommes comme femmes avaient déjà été annulées l’an dernier en raison du manque de neige sur le bas du tracé. Pour s’adapter aux automnes de plus en plus chauds, la première étape transfrontalière du circuit mondial a été repoussée de deux semaines cette année, et les conditions déjà hivernales ont permis la tenue du premier entraînement mercredi.

Mais le retour des flocons a contraint à annuler les deux autres séances jeudi et vendredi, avant que la neige plus abondante encore n’empêche de lisser la piste pour laisser s’élancer les concurrents à plus de 100 km/h ce week-end, surtout par grand vent et sur une piste qu’ils continuent de découvrir. Interrogé samedi par le quotidien suisse Le Temps, le patron de la FIS John Eliasch a assuré croire au « bel avenir » de Zermatt-Cervinia, qui « donnera lieu à des courses mémorables » avec vue sur le mythique Cervin.

Décalage au printemps ?

Mais il a concédé qu’il faudrait « encore repousser davantage à l’avenir » le début de la Coupe du monde, pour « commencer quand les conditions s’y prêtent, qu’il y a une probabilité suffisante d’avoir de la neige et qu’on peut poursuivre la saison sans trêve ».

Certains skieurs suggèrent depuis des années un décalage de la compétition vers le printemps, où il reste souvent un solide manteau de neige sur les pentes européennes. La FIS comme les équipementiers estiment de leur côté que le public est plus intéressé par le ski à l’automne, audience qui stimule du même coup les ventes avant Noël.

Par ailleurs, Sölden comme Zermatt-Cervinia posent la question des courses sur glacier : exposées au vent et aux rudes conditions de la haute altitude, elles nécessitent également des travaux pour boucher les crevasses, de plus en plus mal perçues en pleine crise climatique.