JO de Paris 2024 : Des start-up françaises veulent faire des Jeux leur podium
entreprises•Plusieurs jeunes pousses françaises sont déjà en piste pour tenter de profiter du rayonnement international de Paris 2024Anaïs Cherif
L'essentiel
- Des start-up souhaitent profiter de l’aura des Jeux olympiques et paralympiques pour valoriser leurs produits et services.
- Parmi eux, Wintics, qui développe un logiciel d’analyse vidéo des flux de personnes et de véhicules et qui espère le déployer pour l’événement.
- On dénombre déjà près de 60 partenaires qui apposent leurs noms aux côtés de la marque Paris 2024.
Les JO, une poule aux œufs d’or ? À un an du coup d’envoi, des start-up tentent de se frayer une place au milieu des prestataires de Paris 2024. Parmi eux, Wintics. Lancée en 2017, cette entreprise francilienne développe un logiciel d’analyse vidéo pour équiper les caméras de vidéosurveillance afin d’analyser les images en temps réel et d’en extraire des données sur les flux de personnes et de véhicules.
Alors que la loi olympique adoptée début mai permet l’expérimentation de la vidéosurveillance algorithmique jusqu’en 2025, le ministère de l’Intérieur doit publier au cours de l’été un appel d’offres en vue des Jeux. Wintics guette sa publication avec impatience. « Les JO sont une opportunité. Notre logiciel a fait ses preuves à grande échelle dans une cinquantaine de collectivités territoriales. Le déployer dans un événement d’une telle ampleur, avec un afflux énorme de personnes concentrées sur quelques sites et dans les transports, serait une vitrine magnifique », estime le cofondateur Matthias Houllier.
À la clé : s’insérer dans un écosystème de prestataires pour développer son activité au-delà des Jeux. « Si nous sommes retenus, nous serons amenés à interagir avec tous les autres acteurs sur le terrain. Cela permet de créer directement des liens », glisse-t-il.
Se lancer à l’international
L’occasion, aussi, de profiter du rayonnement international de cet événement. « Nous cherchons à nous exporter, notamment en Europe et dans les pays du Golfe. Avoir comme référence un événement comme les Jeux serait un plus énorme pour asseoir notre crédibilité », affirme Matthis Houllier. Même ambition pour StadiumGO, plateforme de covoiturage dédiée aux événements sportifs. Déjà partenaire de la Ligue de football professionnel, la jeune pousse est actuellement en discussion avec les JO.
« Rien n’est acté, mais cela fait six mois que nous échangeons, raconte le fondateur Romain Lauvergnat. L’idée n’est pas de remplacer les transports en commun dans les grandes villes, mais d’apporter une solution complémentaire. » Et de poursuivre : « Nous nous sommes lancés en 2019, et très vite, il y a eu la pandémie. Pour une jeune entreprise comme nous, travailler avec les Jeux nous permettrait de gagner en notoriété pour grandir rapidement et attaquer le marché international. » Il n’y a pas que pour les athlètes que ça va être sport.


















