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Les Lakers balayés à domicile par Denver malgré un LeBron James record

NBA : Humiliation pour les Lakers, balayés à domicile par Denver malgré un « extraordinaire » LeBron James

BASKETImpériaux de bout en bout, les Nuggets de Jokic ont signé un « sweep » (4-0) d'anthologie, lundi soir à Los Angeles. Auteur de 40 points, dont 31 en première période, LeBron James n’a pas empêché l’ultime défaite en play-offs des siens (111-113)
Jérémy Laugier

J.Lau. avec AFP

L'instant est historique pour les Denver Nuggets, qui filent pour la première fois de leur histoire (47 ans de présence dans la Ligue) en finale NBA. Nikola Jokic et son équipe vont donc tenter dans les prochains jours de se défaire du vainqueur à l’Est, qui devrait être le Miami Heat (3-0 face aux Celtics avant le match 4 mardi soir en Floride). Première de la saison régulière à l’Ouest, la franchise du Colorado a confirmé son statut tout au long de la finale de conférence, en claquant un « sweep » (un « coup de balai » 4-0) à des Lakers impuissants sur ce tour de play-offs.

Le « King » LeBron James a pourtant montré lors du quatrième match qu’il ne voulait pas abdiquer. Il a tout fait pour obtenir un sursis à Los Angeles, en réussissant un des matchs les plus aboutis de sa carrière déjà prodigieuse, à 38 ans, avec 40 points inscrits au total. Il s’est même offert un nouveau record personnel dans un match de play-offs, avec pas moins de 31 pions claqués dans la seule première mi-temps (à 11/13 aux tirs !).


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Le réveil d’Anthony Davis dans le dernier quart-temps

A bout de force, il a néanmoins échoué dans sa dernière tentative au buzzer, pour arracher la prolongation près du cercle (111-113). Les Nuggets ont donc pu hurler leur joie dans une Crypto.com Arena réduite au silence, et même exceptionnellement désertée par Jack Nicholson pour cet ultime match de la finale de la conférence Ouest. Remarquable de solidité et de calme, le numéro 1 de l’Ouest a su se relever après la tempête de la première mi-temps, lorsque LeBron et les siens comptaient 15 longueurs d’avance à la pause (73-58).

Au retour du vestiaire, les hommes de Michael Malone, qui n’ont jamais donné l’impression de paniquer dans le dur, comme sûrs de leur force collective, sont revenus bien plus conquérants, à l’image de Nikola Jokic, qui a fini en triple-double (30 points, 14 rebonds et 13 passes), presque comme d’habitude. Les Lakers ont alors subi une grosse saucée dans le troisième quart-temps (36-14). Même si Anthony Davis (21 points, 14 rebonds et 3 contres), trop effacé jusque-là, s’est montré dans le money time, en contrant Nikola Jokic avant de lui dunker dessus, L.A. n’a pas réussi à sauver l’honneur dans cette série.


« Nous n’avons pas pu arrêter LeBron James »

Pendant qu’outre Jokic, les quatre titulaires côté Denver inscrivaient entre 13 et 25 points, LeBron James apparaissait comme un leader exemplaire mais trop esseulé, et donc limité à 9 points dans les deux derniers quarts-temps (avec tout de même 10 rebonds et 9 passes au total). Même Superman doit parfois poser genou à terre. « Il a fait un match extraordinaire, nous n’avons pas pu l’arrêter en première mi-temps, saluait Nikola Jokic. Ensuite, nous avons trouvé un moyen de lui faire prendre des tirs plus difficiles. Mais il reste l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de ce sport. »

Le pivot serbe n’avait aucun mal à reconnaître plus globalement la domination des Lakers durant vingt-quatre minutes : « Ils nous ont sautés dessus au début, ils étaient meilleurs, plus agressifs, ils marquaient facilement. Mais nous avons tourné la page et tout le monde s’est montré à la hauteur. C’était un travail collectif : il n’y a pas qu’un seul gars ». Il y a après tout une logique sportive, puisque la présence des Lakers en finale de conférence était quasi-inimaginable cet hiver, quand ils bégayaient leur basket et végétaient jusqu’à la 13e place, au cœur d’une saison chaotique.

Renforcés avant la trade deadline de février et portés par le duo LeBron James-Anthony Davis, ils sont tout de même montés en puissance, décrochant la 7e place et réussissant le play-in puis ses play-offs, en éliminant avec la manière les Grizzlies (2es) et les Warriors (6es), champions en titre. Mais ce n'était pas assez pour venir à bout du groupe de Michael Malone, qui vient de placer Denver pour de bon sur la carte de la NBA.