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Courir sans le maillot arc-en-ciel ? « Ça fait du bien », avoue Alaphilippe

Cyclisme : Courir sans le maillot arc-en-ciel ? « Ça fait du bien », avoue Julian Alaphilippe

cyclismeLe Français n'est pas mécontent de pouvoir retrouver un peu de sérénité à l'entame d'une saison où il espère goûter à nouveau régulièrement à la victoire
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Après une année 2022 où la guigne ne l’a pas lâché, entre chutes et blessures, Julian Alaphilippe aspire à plus de sérénité pour cette nouvelle saison. Dans cette optique, avoir lâché le maillot de champion du monde qu’il portait depuis deux ans peut lui être bénéfique, estime le Français. Critiqué par son manager Patrick Lefevere à l’intersaison, le coureur de la Soudal Quick-Step compte bien lui montrer qu’il sait toujours gagner. Il s’est confié à l’AFP avant de prendre le départ des Boucles Drôme-Ardèche, samedi et dimanche.

C’est la première fois depuis deux ans que vous courez en France sans le maillot de champion du monde, qu’est-ce que cela vous inspire ?

Ça fait du bien ! Cela apporte un peu plus de tranquillité. C’est ce dont j’avais besoin après deux années « mouvementées ». Je me sens bien, relax et motivé, surtout.

Quel bilan tirez-vous des épreuves disputées au début du mois à Majorque ?

Le début de saison à Majorque n’était pas aussi évident que cela avec une météo assez difficile. Ce n’était donc pas le meilleur moyen pour moi de pouvoir m’exprimer. Ceci étant, il y a eu une grande période d’entraînement après Majorque et j’ai vraiment l’impression de débuter la saison maintenant, car les courses vont s’enchaîner. C’est réellement une période importante pour moi jusqu’à « Liège ».

Le 4 mars, vous retrouverez les Strade Bianche où vous aviez été victime d’une chute spectaculaire, première péripétie d’une saison 2022 noire émaillée de chutes, blessures et malchance ?

J’aurai l’envie de bien faire. Les Strade Bianche sont l’une de mes courses préférées si ce n’est ma course préférée. Je suis toujours super motivé d’y retourner. Le plus important est d’avoir une bonne condition et cela commence par les Boucles Drôme-Ardèche pour voir où j’en suis. C’est un enchaînement important maintenant qui va commencer.

Et par la suite ?

Strade, Tirreno Adriatico, Milan-San Remo et les classiques belges avec l’idée de monter en puissance pour le printemps.

Comment avez-vous vécu les critiques à répétition du manager de votre équipe Quick-Step Patrick Lefevere ?

Mon état d’esprit ne change pas du tout. Je suis toujours aussi motivé. Je ne m’occupe pas de ce qui se passe autour.

Dans un an et demi, Paris organisera les Jeux olympiques 2024, comment vous positionnez-vous par rapport à cet événement ?

Pour être honnête, je n’y pense pas du tout. Souvent, aussi, on me pose la question du Tour de France mais le Tour de France, je commence à y penser après « Liège ». C’est une période importante, les classiques qui arrivent, ensuite c’est le Tour. Après, on aura les Jeux 2024 mais dans le cyclisme on ne fonctionne pas si longtemps à l’avance. Les courses s’enchaînent, les objectifs sont déjà fixés maintenant. C’est compliqué de penser à long terme. Bien sûr, c’est dans un coin de ma tête Et je serais très heureux d’y participer, de faire partie de l’équipe de France pour aller chercher la victoire. Mais, je n’y pense pas encore.