Coupe du monde 2022 : « On n’est pas aussi mauvais qu’on le présente »… Nasser Al-Khelaïfi défend le Qatar

Football Le président qatarien du PSG a donné une interview à « L’Equipe » alors que le Mondial se déroule dans son pays

N.S.
Nasser Al-Khelaïfi en discussions avec le président de la FFF Noël Le Graët, le 17 novembre 2022 à Doha.
Nasser Al-Khelaïfi en discussions avec le président de la FFF Noël Le Graët, le 17 novembre 2022 à Doha. — Franck Fife / AFP

Nasser al-Khelaïfi multiplie les sorties médiatiques alors que c’est chez lui, au Qatar, que se déroule actuellement la Coupe du monde. Cette fois, le président du PSG a répondu à L’Equipe, pour évoquer à nouveau l’épineux sujet du Parc des Princes, le prochain mercato d’hiver pour lequel son club, comme Véronique Sanson, « n’a besoin de personne », et bien entendu l’image du riche émirat, qui « va beaucoup changer » grâce au Mondial.

Un changement dans le bon sens forcément. Car « NAK » défend « un petit pays » selon lui injustement critiqué par l’Occident, et « un peuple humble, avec le cœur sur la main. » « Nous, les Qatariens, on a montré au monde entier ce qu’on était capable de faire. Les infrastructures sont incroyables, il n’y a pas de mouvement de foule et c’est très familial. »



Mais les droits humains et le respect des ouvriers étrangers dans tout ça ? « Pourquoi les gens n’ont pas parlé de ces questions-là sur les autres Coupes du monde et les autres événements majeurs ?, réplique le patron du PSG. On ne dit pas que nous sommes les meilleurs, mais on n’est pas aussi mauvais qu’on le présente. »

Le patron du PSG remercie Hugo Lloris

« Les changements apportés depuis l’attribution de la Coupe du monde [en 2010], d’autres pays ont pris des siècles pour les mettre en œuvre », poursuit Nasser Al-Khelaïfi, avant de « remercier Hugo Lloris pour ce qu’il a dit ». Le capitaine des Bleus avait expliqué vouloir « montrer du respect » au pays hôte de la compétition. « Il a raison à 100 %, a appuyé sans surprise le dirigeant qatarien. La Coupe du monde, c’est la fête. Si chacun fait son mouvement de contestation, ça divise. »

Aucun mot en revanche sur la sortie d’Antoine Griezmann, qui a assuré les personnes LGBT+ de tout son « soutien » et de tout son « respect ».