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La FFF a inspecté les prestataires des Bleus pour le Mondial au Qatar

Coupe du monde 2022 : La FFF a inspecté les prestataires des Bleus au Qatar après l’émission « Complément d’enquête »

FOOTBALLLa diffusion de l’émission de France Télévisions, le 13 octobre, avait suscité une vive réaction de la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera
Jérémy Laugier

J.Lau. avec AFP

L’enquête de France Télévisions sur les travailleurs migrants au Qatar, diffusée le 13 octobre, avait eu pour effet d’alerter la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera. La Fédération française de football s’est depuis assuré du respect des conditions de travail des prestataires des Bleus pour la Coupe du monde 2022, a annoncé mardi la FFF, qui avait diligenté cette inspection après l’émission Complément d’enquête consacrée au Qatar. Au cours de cette mission, menée du 18 au 20 octobre, la FFF a pu s’entretenir avec les dirigeants des sous-traitants opérant sur le camp de base des Bleus pour le Mondial (du 20 novembre au 18 décembre), et « visiter les sites d’hébergement des salariés ».


La FFF a pu « s’assurer que les différentes entreprises intervenant sur le camp de base de l’équipe de France respectaient bien les dernières réformes en matière de droit social et de droit du travail au Qatar », peut-on lire dans un communiqué. « La FFF sera attentive au respect des droits sociaux et humains jusqu’au terme de la compétition », ajoute l’instance, qui promet un « contrôle hebdomadaire supplémentaire auprès de l’ensemble des prestataires du camp de base ».

Oudéa-Castera « choquée » par les propos de Le Graët

Avant même cette inspection, la société de sécurité choisie pour le camp de base des Bleus avait été écartée « en raison du non-respect des droits sociaux et humains », rappelle la FFF. Mi-octobre, son président Noël Le Graët avait été durement critiqué par la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera, « choquée » par les propos « hors-sol » du patron de la FFF dans Complément d’enquête. Après avoir visionné des images de chambres exiguës infestées de cafards où les travailleurs s’entassent sur des lits superposés, Le Graët avait répondu au journaliste : « Ce n’est pas insoluble ça, ce sont des coups de peinture. Il y a encore le temps de réparer ça. » Sollicitée par l’émission de France Télévisions, la FFF avait annoncé dans un courrier l’envoi de cette mission et assuré avoir déjà « mis en œuvre une série de vérifications concernant les six prestataires » du camp de base.


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Le Qatar est l’objet de nombreuses critiques d’ONG sur le respect des droits humains, principalement ceux des travailleurs étrangers, venus notamment d’Afrique et d’Asie du Sud, qui composent la majorité de sa population. Doha souligne avoir réformé ses lois : abolition en grande partie le système de la « kafala » (nécessité d’obtenir un permis pour sortir du pays, autorisation requise pour changer d’employeur), vérification du versement des salaires, instauration d’un salaire minimum mensuel d’environ 250 euros, durée maximale de travail de 60 heures hebdomadaires et jour de repos obligatoire.