Rose-Belleil, deux hommes et un coup fin
volley Rencontre avec les deux coprésidents de Nantes Rezé, qui joue la montée en Ligue A demainDavid Phelippeau
L'un communique déjà. L'autre va s'y mettre très vite. Thierry Rose, c'est l'homme des médias. Pierre Belleil, celui des chiffres – « pour ce qui est de la subvention municipale, j'aurai des choses à dire la semaine prochaine », assène-t-il. Mais les coprésidents ont une ambition commune : faire grimper l'UGS Nantes Rezé Métropole, fraîchement créé en 2006, en Ligue A.
Demain soir (20 h), ce rêve fou peut devenir réalité. La formation de Martin Demar, leader de Ligue B, accueille Chaumont, son dauphin, à Gaston-Turpin. Le promu nantais contre « une des formations les plus expérimentées de la division », selon Rose. Le plus petit budget de Ligue B (à peine 400 000 €) contre l'un des plus importants (700 000 €). Thierry Rose l'avoue : « Honnêtement, on n'avait pas prévu de jouer la montée aussi tôt… »
Mano a mano avec Chaumont
Lorsqu'en 2006, il anime la conférence de presse de création officielle de l'UGS, il est loin d'imaginer la suite. Il lâche d'ailleurs cette phrase : « Il y a quelque chose de sympa qui est en train de naître dans le volley nantais, donc il ne faut pas se gourer. » Le NRM ne se plantera pas. De Nationale 2, il grimpe en Ligue B en trois ans. Une progression « dans les temps ».
Puis, tout s'accélère. Pourtant promu en deuxième division cette saison, le club nanto-rezéen déjoue tous les pronostics et joue au chat et à la souris avec Chaumont en tête. Alors que beaucoup voient le NRM s'écrouler – en raison d'un effectif limité –, les hommes de Martin Demar ne s'inclinent que trois fois en 24 matchs.
L'été 2009 sert de déclic, selon Rose. « On a passé deux mois à boucler un budget d'à peine 400 000 €. On a galéré. Tout cela, l'entraîneur Martin Demar l'a vu. Il a mesuré toute l'énergie qui a été déployée. Il a dit à ses joueurs : “On va être les plus petits cette saison, mais on va faire quelque chose ensemble !” » Quelque chose d'« une autre dimension », toujours selon Rose. La preuve, cette semaine, les appels ont afflué au siège du club pour savoir s'il était possible de réserver des places. Quelque chose d'inimaginable il y a encore quatre ans…


















