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Jean-Michel Aulas - Olivier Sadran, si proches mais si différents

Jean-Michel Aulas - Olivier Sadran, si proches mais si différents

FOOTA peine fâché après l'affaire Gignac, le président de l’OL et son «disciple» toulousain se retrouvent samedi à l'occasion de Lyon-TFC. L'occasion d'un duel…
Alexandre Pedro

Alexandre Pedro

Impayable Jean-Michel Aulas. En plein bras de fer autour de la venue d’André-Pierre Gignac, «JMA» envoie à Olivier Sadran un de ses baisers empoisonnés dont il a le secret pour lui faire lâcher son attaquant chéri. «Olivier Sadran est un président formidable qui s'est toujours référé à ce que nous faisions à l'OL». Bien essayé. Mais Gignac arpente toujours le front de l’attaque de Toulousain. L’occasion pour celui qu’on surnomme le «Petit Aulas» de se démarquer de son modèle revendiqué.


Le businessman contre le président supporteur


Doué pour les affaires, les deux hommes ont connu le succès et la fortune très jeune dans leur domaine respectif (l’informatique pour Aulas, la restauration aérienne pour Sadran). Si les deux se considèrent comme des entrepreneurs du ballon rond, le Toulousain «est plus un président-supporter qu’un Jean-Michel Aulas qui gère son club d’abord comme un homme d’affaires», remarque Jean-Claude Plessis, ancien président de Sochaux et proche de Sadran. «Olivier a joué au foot, c’est sa passion d’enfance. Jean-Michel Aulas devait être plus branché par les ordinateurs, je pense», rajoute Plessis.


L’élève dans les temps de passage du maître


Venu au football en 1987 sur les conseils de Bernard Tapie, Jean-Michel Aulas a mis une décennie pour replacer l’OL sur la carte du football français. Huit ans après avoir repris un club criblé de dettes et relégué en National, Olivier Sadran s’approche d’un début de crédibilité avec deux saisons dans le Top5 de Ligue1 en trois ans. «S’il ne se lasse pas et que la ville le suit, il peut installer le club au sommet du football français», assure Jean-Claude Plessis. A 40 ans, celui qui était plus jeune certains de ses joueurs à ses débuts en 2001 a encore un peu de marge devant lui. Pour mémoire, Aulas a connu son premier titre de champion à 53 ans.

Aulas le communiquant, Sadran le taiseux


Alors que Jean-Michel Aulas aimante micros et caméras, son homologue toulousain préfère les éviter. «Disons que les journalistes ne sont pas ma tasse de thé ... Si c’est pour critiquer untel gratuitement, me livrer à des pronostics inutiles, ou délirer sur les transferts, non merci j’ai autre chose à faire», mordait-il en 2007. A l’occasion du dossier Gignac, Sadran n’a pourtant pas hésité à se servir des médias. On se souvient notamment d’une lettre adressée à l’OL toute en ironie «aulasienne». Pas de quoi brouiller les deux hommes pour autant croit savoir Jean-Claude Plessis. «Il existe toujours une admiration mutuelle entre les deux, mais Olivier a eu raison de garder Gignac», estime Jean-Claude Plessis qui rappelle que les deux présidents s’entendent comme des vieux potes dans le conseil d’administration de la Ligue. Et ce n’est pas un buteur de 23 ans qui va remettre cette alliance en cause.