Christophe Jallet, de l'oenologie au PSG

FOOT Portrait de la nouvelle recrue parisienne, qui s'est engagé lundi pour quatre ans...

Alexandra Patard

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Le milieu lensois Abdoulrazak Boukari à la lutte avec le Lorientais Christophe Jallet lors du match Lorient-Lens en Coupe de France, le 24 septembre 2008. 
Le milieu lensois Abdoulrazak Boukari à la lutte avec le Lorientais Christophe Jallet lors du match Lorient-Lens en Coupe de France, le 24 septembre 2008.  — AFP PHOTO FRANK PERRY

Si Didier Jallet a un regret, c'est bien que son fils n'ait pas continué à taquiner la bouteille. «Il a fait un BTS d'oenologie par correspondance, mais le problème c'était les entraînements», explique le père de Christophe Jallet, dernière recrue du PSG. Comme tous les parents, les Jallet tiennent à assurer l'avenir de leur fils. Mais entre une carrière de footballeur professionnel et un stage d'oenologie, le jeune défenseur en herbe a vite choisi. «Il a préféré le foot. Je comprends», regrette-t-il à demi-mots, espérant tout de même que le fils prodigue revienne travailler dans la pépinière viticole familiale à Nercillac, en Charente.
 

Des qualités athlétiques au-dessus de la moyenne

Au centre de formation de Niort où le jeune Jallet arrive en 2001, plus question de tanin, robe et raisin. C'est ballon-ballon, et Christophe Jallet aime ça. «Christophe est un joueur comme on en rêve quand on est entraîneur, raconte son formateur Pascal Gastien. Il est travailleur, toujours à l'écoute et on peut compter sur lui». Discret par nature, il se fait une place sur le côté droit de la défense. Ne pas se fier à son physique plutôt quelconque (1m78 pour 65kg), il a «des qualités athlétiques de détente et d'endurance très au-dessus de la moyenne», assure Pascal Gastien. De quoi faire le grand saut jusqu'en L1.

Pour Jallet, ce sera en 2006. Sacré champion de France du National avec Niort, il est repéré par le gourou lorientais Christian Gourcuff. Arrivée comme troisième choix, il devient un des meilleurs latéraux de L1. Débarquer à Paris pour concurrencer le Brésilien Ceara ne devrait donc pas l'effrayer. Au contraire. «Sans dénigrer Lorient, le PSG n'a pas les mêmes ambitions», explique-t-il sur son blog. Mais le plus gros changement sera sans aucun doute l'exposition médiatique du club parisien. «Il aura les épaules pour résister à ça», assure Pascal Gastien. En cas de coup dur, il pourra toujours se ressourcer dans les vignes familiales.

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