Mondiaux: L'inoxydable Shelly-Ann Fraser-Pryce remporte un 5e titre sur 100m mais veut encore «courir plus vite»
ATHLETISME•La sprinteuse jamaïcaine de 35 ans a non seulement gagné mais personne n'avait jamais couru aussi vite en finale de championnat du monde (10''67)N.C. avec AFP
Shelly-Ann Fraser-Pryce défie les lois du temps. Et il faut croire que ce n’est pas terminé. La sprinteuse jamaïcaine, 35 ans, a remporté dimanche à Eugene son cinquième titre de championne du monde du 100m, en 10''67. Un chrono exceptionnel, si on le compare au controversé record du monde de 10''49 de l’Américaine Florence Griffith-Joyner datant de 1988. Jamais personne n’avait couru aussi vite en finale mondiale. Mais Fraser-Pryce n’est pas encore rassasiée.
« Je crois dur comme fer que je suis capable de courir plus vite, et comme j’y crois, je ne m’arrêterai pas tant que je ne l’aurai pas fait, a ainsi lancé en zone mixte la Caribéenne. Le secret de ma réussite, c’est que je suis une compétitrice. J’adore la compétition et je crois que Dieu m’a donné un don. Je travaille dur, je suis assidue, déterminée, et j’en veux toujours plus. »
Fraser-Pryce, qui a devancé sur la ligne ses compatriotes Shericka Jackson et Elaine Thompson-Herah pour un fabuleux triplé jamaïcaine, doit encore courir le 200m et le 4x100m à Eugene. « C’était assurément quelque chose qu’on avait en tête », a-t-elle ajouté, évoquant le triplé jamaïcain en finale du 100m féminin. « Je suis contente qu’on ait pu le faire, et d’avoir fini première des trois. On savait que les Etats-Unis avaient fait le triplé sur 100m, on ne pouvait pas les laisser nous voler la vedette ! »
Pause grossesse en 2017
La sprinteuse à la longévité unique court plus vite que jamais et continue de gagner les plus grands titres depuis qu’elle a donné naissance à son fils Zyon, à l’été 2017. « Ma motivation est plus forte qu’avant. C’est dur pour les filles. Nous, les filles, nous avons tellement peur de fonder notre famille, les gens pensent que l’on ne pourra jamais revenir après une grossesse », expliquait-elle à Lausanne en juillet 2021.
« Réussir ce retour était important pour montrer à moi-même et aux autres que c’était possible de repousser des barrières. Et je suis heureuse d’avoir pris le temps, cette pause après onze ans de haut niveau qui sont usants mentalement », avait-elle ajouté.



















