Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de page
Moscou dénonce le « battage public gênant » concernant Brittney Griner

Russie : Moscou dénonce le « battage public gênant » des Américains concernant la basketteuse Brittney Griner

BASKETLa deuxième audience du procès de la basketteuse doit s’ouvrir ce jeudi. Elle peut s’attendre à une sentence lourde et à purger dans une colonie pénitentiaire russe
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

La diplomatie russe a dénoncé jeudi le « battage public » des Américains concernant la basketteuse Brittney Griner, jugée et détenue en Russie pour trafic de drogues. « Le battage public qu’affectionnent tant les politiciens contemporains ne peut, dans ce cas concret, être que gênant. Non seulement cela constitue une distraction mais cela parasite aussi l’affaire », a jugé, selon les agences russes, le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov.

Lundi, la star américaine du basket avait envoyé, par l’intermédiaire de sa famille, une lettre au président Joe Biden pour lui demander de l’aide. « Ma femme me manque ! Ma famille me manque ! Mes coéquipières me manquent ! Cela me détruit de savoir qu’ils souffrent tant en ce moment. Je vous suis reconnaissante pour tout ce que vous pouvez faire en ce moment pour me ramener à la maison », implorait-elle.

Une sentence lourde, purgée dans une colonie pénitentiaire russe ?

Ce à quoi le Joe Biden avait fait savoir que sa libération était un sujet important pour lui. « Le président a lu la lettre », a assuré Karine Jean-Pierre, la porte-parole de la Maison-Blanche. « Ce sujet est une priorité pour le président » et il « fait tout ce qu’il peut », a-t-elle ajouté. Une manifestation de soutien a été organisée mercredi dans la salle de basket où évoluait Brittney Griner, à Phoenix.

La deuxième audience de son procès doit s’ouvrir ce jeudi en banlieue de Moscou. La basketteuse risque jusqu’à 10 ans de détention après avoir été arrêtée à son arrivée à l’aéroport moscovite de Cheremetievo en possession, selon l’accusation, de vapoteuses et d’un liquide à base de cannabis. « Il est clair que toutes les procédures judiciaires ne sont pas terminées chez nous. Tant que ce n’est pas fait on ne peut pas parler de la suite », a jugé le diplomate russe. Au regard de la jurisprudence russe dans des affaires similaires, la jeune femme peut s’attendre à une sentence lourde, à purger dans une colonie pénitentiaire russe.