Surf : Comment la web application Surfnow veut devenir le « Doctolib » du surf

LOISIRS Un moniteur et son associée viennent de créer la première web application de réservation en ligne de cours de surf géolocalisée avec Surfnow

Clément Carpentier
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Louis Demessine et Laure Matarese, les cofondateurs de Surfnow
Louis Demessine et Laure Matarese, les cofondateurs de Surfnow — Surfnow
  • Louis Demessine et Laure Matarese ont développé Surfnow, une web application pour trouver et réserver son cours de surf en ligne.
  • L’objectif est de simplifier la vie des clients mais surtout des écoles de surf souvent débordées en pleine saison.
  • Les deux cofondateurs ont l’ambition d’enrichir leur produit avec de nouvelles fonctionnalités dans les prochains mois.

Il était temps ! Tant de ne plus passer « deux jours au bout du téléphone pour essayer de trouver et réserver un cours de surf » comme Marco l’a vécu il y a un peu plus d’un an lors de sa venue sur la côte basque. Tant aussi pour les moniteurs de ne plus « se taper des journées à rallonge » comme le souligne Louis Demessine, le cofondateur de Surfnow. Bref, « il était temps de digitaliser le surf » résume le jeune prof de 22 ans.

Captures écran de Surfnow
Captures écran de Surfnow - Surfnow

« L’idée est venue d’un constat. On passe entre 3.000 et 4.000 heures par an dans l’eau, parfois plus de cinq fois 1h30 par jour pour les cours. Après, on a le lavage, l’administratif et tous les mails à traiter ou coups de fil à prendre pour la journée suivante… Il fallait trouver une solution pour gagner du temps », explique celui qui vient de créer avec son associé, Laure Matarese, la première web application de réservation en ligne de cours de surf géolocalisée. Un outil qui a permis à Marco de « booker son cours de surf cette année en deux minutes et cinq clics ». Tout ça en ne donnant que cinq informations : nom, prénom, date de naissance, mail et téléphone.

Une vingtaine d’écoles de surf déjà partenaires

« L’objectif est de faciliter la vie à tout le monde, affirme Louis Demessine. Pas forcément d’attirer encore plus de monde puisque le nombre de pratiquants explose [notamment depuis son apparition au Jeux Olympique en 2020]. Aider nos clients mais surtout les écoles afin d’avoir une gestion moins cata. Là par exemple, elles peuvent proposer leurs cours en avant-saison et avoir des réservations bien à l’avance pour s’organiser ». Trois mois après le lancement, Surfnow compte déjà une vingtaine d’écoles de surf partenaires. Si une grande majorité se trouve sur le littoral Atlantique, il y a en aussi trois en Méditerranée et trois autres dans les Caraïbes. Une autre, installée à Bali, pourrait bientôt rejoindre la web application (le terme est important car elle fonctionne en effet en mode avion).

Les écoles paient un abonnement de 80 euros par mois pour proposer leurs cours sur la plateforme, plus 20 euros supplémentaires pour chaque prof à partir du deuxième. Pour être juste référencé, c’est 40 euros le mois. « On ne prend absolument pas de commission sur chaque cours réservé via Surfnow comme d’autres types d’applications peuvent le faire », insiste le moniteur installé au Grand Crohot en Gironde et ancien cinquième Français en long board. Les écoles choisissent elles-mêmes si elles souhaitent faire payer directement le client sur la web application. Cela permet notamment de limiter le nombre, parfois important, de désistements de dernière minute et le manque à gagner qu’il l’accompagne.

De nouvelles fonctionnalités à venir ?

Mais Louis Demessine et Laure Matarese ne comptent pas s’arrêter là. Ils souhaitent développer le même système en intégrant le matériel de surf. Autre objectif, avancer sur le BtoB. C’est-à-dire permettre aux écoles de trouver grâce à un référencement sur Surfnow un moniteur alors qu’il « en manque de plus en plus » selon les cofondateurs.

Louis Demessine (de dos) lors d'un cours de surf.
Louis Demessine (de dos) lors d'un cours de surf. - Surfnow

De son côté, Marco a quelques idées pour encore améliorer le produit dans les prochaines années : « Je trouverais ça intéressant de pouvoir mettre des notes ou des commentaires sur les cours que l’on reçoit comme sur d’autres applications et puis pour les initiés, pas forcément pour moi le débutant, ça pourrait être bien d’avoir accès à des caméras en direct pour voir l’état de la mer et les vagues pour savoir si ça vaut le cours d’y aller avec sa planche. Certaines stations de ski proposent ça pour connaître l’enneigement des pistes ».