France – Croatie : « Un combattant » et « un leader »… Pourquoi Presnel Kimpembe a récupéré le brassard de capitaine

FOOTBALL Presnel Kimpembe sera le capitaine des Bleus lundi au Stade de France contre la Croatie, en Ligue des nations. Le Parisien avait déjà porté le brassard une semaine plus tôt à Split

Nicolas Stival
Presnel Kimpembe lors de sa conférence de presse au Stade de France ce dimanche, à la veille du match des Bleus contre la Croatie en Ligue des nations.
Presnel Kimpembe lors de sa conférence de presse au Stade de France ce dimanche, à la veille du match des Bleus contre la Croatie en Ligue des nations. — Franck Fife / AFP
  • Comme une semaine plus tôt à Split, Hugo Lloris laissera sa place dans les buts des Bleus à Mike Maignan, lundi contre la Croatie.
  • Didier Deschamps a choisi de confier de nouveau le capitanat à Presnel Kimpembe pour ce match à Saint-Denis, capital pour l’avenir des Bleus en Ligue des nations.
  • Le défenseur parisien assume cet intérim avec fierté mais sans pression.

On ne sait pas si Presnel Kimpembe a pratiqué dans ses jeunes années le jeu du Menteur, mais il ne devait pas y briller. Le défenseur du PSG était présent devant les journalistes ce dimanche au Stade de France. A la place du capitaine traditionnellement occupée par Hugo Lloris, dont le remplacement par Mike Maignan ce lundi contre la Croatie en Ligue des Nations avait déjà filtré avant la conférence de presse. Et pourtant, interrogé sur le sujet, « Presko » a assuré n’avoir « aucune idée » du titulaire de la fonction à Saint-Denis.

« Mais c’est une grande fierté de pouvoir porter ce brassard, a-t-il ajouté immédiatement, en évoquant ses débuts dans la fonction en Bleu, lundi dernier à Split (1-1), où Maignan avait déjà suppléé Lloris dans les cages. On a l’impression que ce n’est qu’un bout de tissu mais ce bout de tissu veut dire tellement de choses. Il y a beaucoup d’émotions, beaucoup de choses qui reviennent en tête. C’est une accumulation d’heures de travail, de sacrifice. »

Appelé au pupitre dans la foulée, Didier Deschamps n’a pas dit grand-chose, mais il n’a pas fait trop de cachotteries sur le sujet. Alors Didier, Kimpembe capitaine ? « C’est un combattant, un leader, il est expressif aussi, a justifié le sélectionneur d’un tenant du titre toujours en quête d’un succès dans cette compétition (deux nuls, une défaite). Il a un certain vécu avec nous. J’aurais pu en mettre d’autres mais changer pour changer… Il a rempli son rôle sur le deuxième match. C’est à lui de le répéter. »

Un repère dans un collectif malmené

A bientôt 27 ans (le 13 août), le champion du monde aux 28 sélections depuis mars 2018 affiche presque un profil d’ancien dans un collectif à bout de souffle, que Deschamps est obligé de remodeler sans cesse au fil de cette absurde série de quatre matchs en 10 jours qui s’achève lundi.

Au bout d’une saison qui n’en finit pas (sauf pour Paul Pogba, sur le flanc depuis le 19 avril), Ngolo Kanté (blessé) et Lucas Hernandez (futur papa) ont déjà plié les gaules. Théo Hernandez, William Saliba et Moussa Diaby n’ont pas participé à l’entraînement collectif ce dimanche tandis que Karim Benzema, Ibrahima Konaté et Boubacar Kamara ont eu droit à une séance très allégée, et que le genou de Kylian Mbappé est autant surveillé par le staff des Bleus que le sourire de la Joconde par celui du Louvre.

Gare à la relégation

Dans ce collectif en souffrance à cinq mois du début de la Coupe du monde au Qatar, Kimpembe incarne une certaine idée de la stabilité, doublée d’une personnalité rassembleuse. « Le capitanat est un rôle naturel que j’ai l’habitude d’avoir au PSG », a-t-il souligné, même si pour lui, ses jeunes coéquipiers, de par leur expérience en club, n’ont « pas tant besoin de moi que ça ».

Ce dont les Bleus ont surtout besoin ce lundi, c’est d’une victoire pour repousser le spectre d’une relégation en deuxième division de la Ligue des nations qui ferait franchement désordre. « Les joueurs de l’équipe de France ont l’habitude de la pression, a lâché le Parisien. On va essayer de prendre du plaisir. On connaît l’importance de ce match pour rester dans le coup. » Pas de doute. Au niveau de l’intensité du discours, l’intérim d’Hugo Lloris est parfaitement assuré.