VIDEO. Roland-Garros : On est monté de cinquante mètres pour voir la porte d’Auteuil du ciel (spoiler : c’est haut)

LÀ-HAUT Ça ne s’est pas bousculé dans la rédaction, mais « 20 Minutes » a trouvé quelqu’un pour tester la nouvelle attraction éphémère de Roland-Garros : une nacelle qui vous hisse à cinquante mètres du sol (et vous donne quelques sueurs froides)

Q.B., à Roland-Garros
— 
J'aime les panoramas.
J'aime les panoramas. — Quentin Ballue / 20 Minutes
  • Roland-Garros a démarré lundi, avec la traditionnelle semaine de qualifications pour accéder au tableau final.
  • Mardi, l’organisation a convié quelques personnes pour tester une nouvelle attraction : une nacelle qui permet de voir l’ensemble du site (et au-delà) à cinquante mètres de haut.
  • « 20 Minutes » a bravé tous les dangers pour s’inscruter et vous livrer quelques images de cette belle expérience.

Roland-Garros, deuxième jour des qualifications. Pendant que le court n°7 poussait Laurent Lokoli – finalement battu par le Suisse Alexander Ritschard – et que le vétéran Fernando Verdasco franchissait l’obstacle Damir Dzumhur sur le 14, une poignée de privilégiés prenait de la hauteur à côté du Philippe-Chatrier. Littéralement, puisque l’organisation du tournoi avait convié journalistes, photographes, influenceurs et personnalités du tennis pour « une expérience inoubliable et vertigineuse ». 20 Minutes y était, évidemment.

Le principe : prendre place sur une nacelle – solidement harnaché, cela va de soi – et monter à 50 m de haut, pour admirer la vue. Les plus téméraires – pas nous – ont même pu allonger leur siège pour se retrouver quasiment parallèles au sol une fois en l’air. « On brainstorme pour essayer de faire exister Roland-Garros un peu différemment, raconte Sarah Pitkowski, directrice de la communication de la fédération. On veut faire passer de manière plus claire les valeurs que porte le tournoi, à savoir l’élégance, l’audace, la combativité. Du ciel, c’est peut-être le meilleur moyen de voir cet espace Roland-Garros et ce panorama unique, donc il faut monter très haut ! »

I believe I can fly

On ne balancera pas de nom, mais on a vu un ou deux signes de croix chez certains de nos voisins avant le décollage. Pas le genre de Mansour Bahrami, déconcertant de décontraction. « Je l’avais déjà fait il y a cinq ou six ans au pied de la tour Eiffel, et c’est assez fabuleux, sourit-il. C’est un truc qu’on ne voit pas tous les jours ! Et de toute façon, quand on est assis là-haut, c’est comme si vous étiez dans un immeuble de 30 ou 40 étages. On est en sécurité, il n’y a pas de problème. On ne va pas nous mettre dans le pétrin ! »

Dans le pétrin, non. Mais en appétit, oui, puisqu’une fois les invités arrivés à destination, chacun a pu profiter d’un « goûter de luxe, à l’image de l’élégance et du qualitatif que le tournoi veut proposer », dixit Sarah Pitkowski. Au menu : coupe de champagne (ou verre d’eau), salade de fruits et macarons frappés du logo de RG, avec vue sur le Chatrier, les serres d’Auteuil, le bois de Boulogne et la tour Eiffel. Une expérience organisée le temps d’une journée.

Un jour pour le grand public ?

« Pour l’instant, on est sur une opération exceptionnelle, souligne Sarah Pitkowski. Le faire pour le grand public, on n’en est pas encore là. On attend jusqu’à 600.000 spectateurs sur le tournoi. Pour des questions de logistique, il fallait le faire quand on n’avait pas encore l’affluence pleine. Là où est installée la grue, il y aura tout un espace de restauration, donc, en termes de sécurité, ce n’est plus faisable. »

L’animation sera-t-elle renouvelée à l’avenir ? « À voir », glisse l’ancienne joueuse, avant d’évoquer une future piste de ski sur le ton de la plaisanterie : « On peut tout imaginer, on bouge les lignes ! Toutes les portes sont ouvertes. » Définitivement, sky is the limit.