Mondiaux de patinage : Papadakis et Cizeron champions du monde de danse sur glace pour la 5e fois
RECORD•A Montpellier samedi, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont de nouveau battu leur record du monde avec 229,82 points20 Minutes avec AFP
C’est une première pour le patinage français. Un mois après l’or olympique, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont mis une touche finale en or à leur saison en s’offrant un cinquième sacre mondial, samedi à Montpellier. Exclus comme tous les Russes en réponse à l’invasion de l' Ukraine, Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov, champions du monde sortants et médaillés d’argent olympiques à Pékin, étaient par contre absents.
Elle est restée fidèle à sa robe dorée pailletée portée à Pékin, lui a troqué son haut rouge pour un marron, mais une fois de plus, Papadakis et Cizeron, au-delà de la technique, ont su dégager l’intensité émotionnelle qui leur permet de gagner les cœurs bien au-delà des initiés de patinage. Ils en ont été récompensés par un total de 229,82 points, nouveau record du monde.
Le duo poussé par le public
Les près de 9.000 spectateurs de la patinoire montpelliéraine avaient chaviré avant ça, dès la présentation du duo français. « C’est un sentiment indescriptible d’entendre autant de gens crier pour vous. On avait tous les deux la chair de poule. C’était vraiment difficile de retenir nos larmes avant notre performance », avoue Cizeron.
Papadakis et Cizeron ont devancé deux duos américains, Madison Hubbell et Zachary Donohue (222,39 pour leur toute dernière compétition), et Madison Chock et Evan Bates (216,83). Tous les quatre leurs partenaires d’entraînement à Montréal, et leurs amis proches, comme en ont témoigné leurs longues embrassades, et leurs mains liées jusque sur le podium.
Au sommet du patinage tricolore
A 26 ans pour elle, et 27 ans pour lui, Papadakis et Cizeron, aussi vice-champions olympiques 2018 et quintuples champions d’Europe (2015-2019), deviennent les premiers quintuples champions du monde de l’histoire du patinage français. Andrée et Pierre Brunet, les derniers à pouvoir rivaliser avec eux tout en haut du panthéon du patinage tricolore avec leurs deux titres olympiques obtenus en couples dans l’entre-deux-guerres (1928 et 1932), se sont arrêtés à quatre titres mondiaux.
Surtout, Papadakis et Cizeron marquent encore un peu plus de leur empreinte l’histoire de la danse sur glace : seuls les Soviétiques Lyudmila Pakhomova et Alexandr Gorshkov les devancent désormais au nombre de couronnes mondiales, avec six coiffées dans les années 1970.
Une suite encore inconnue
L’or mondial, un mois après l’or olympique, vient mettre la touche finale rêvée à une saison cruciale parfaitement maîtrisée. Avant, les danseurs clermontois restaient sur vingt mois passés sans compétition, entre leur défaite en janvier 2020 aux Championnats d’Europe – leur seule depuis les JO-2018 – et octobre dernier, principalement à cause de la pandémie de Covid-19 et des difficultés de voyage pour eux qui vivent à Montréal depuis 2014. Et après, que réservent Papadakis et Cizeron ? Mystère pour l’heure. « Le futur n’existe pas vraiment pour l’instant », répondait-elle aux JO-2022. « On verra », s’est-il limité à dire samedi.


















