Marathon de Paris : Justine Murat, atteinte de la mucoviscidose, court pour la recherche

DOSSARD N°20 Justine Murat ne s’arrête jamais ! Atteinte de la mucoviscidose, cette grande sportive a décidé de relever un énorme défi : courir le marathon de Paris

Fiona Bonassin
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Marathon de Paris : Justine Murat, marathonienne atteinte de la mucoviscidose — 20 Minutes - TikTok
  1. Environ 200 enfants atteints de mucoviscidose naissent chaque année en France
  2. 145 nationalités et 55.000 coureurs sont attendus au marathon de Paris

Si le jour de notre rencontre le temps n’était pas au beau fixe à Tours, il suffit de quelques minutes pour oublier l’humidité et le froid. Car Justine Murat fait partie de ces personnes qui peuvent illuminer une journée : tutoiement facile, sourire jusqu’aux oreilles et un positivisme à toute épreuve. Passionnée d’histoire, Justine se fait un plaisir de nous parler de sa ville de cœur. Mais ce qui anime cette Tourangelle d’adoption en ce moment, c’est le marathon de Paris qu’elle doit courir le 3 avril prochain.

Malgré une mucovicidose détectée à l’âge de 3 mois, maladie mortelle qui affecte les poumons et le système digestif, Justine a toujours fait du sport : danse, escalade, trail… Elle ne s’arrête jamais. Des activités qu’elle peut faire grâce aux associations et aux progrès de la médecine. On connaît tous l’histoire de  Grégory Lemarchal, touché par la même maladie et décédé en 2007 à l’âge de 23 ans. « En 2004, on parlait très peu de la maladie, puis Grégory a permis à la mucoviscidose d’être médiatisée. Son parcours m’a montré qu’il fallait profiter de la vie. »

Un de ces deux objectifs sur le marathon de Paris déjà atteint

Depuis l’été dernier, Justine prend un traitement appelé Kaftrio-Trikafta. « Au début, j’ai eu des effets secondaires très difficiles : insomnies, plaques sur le corps, prise de poids… La balance "inconvénients/avantages" était assez déséquilibrée. Mais c’est le mental qui joue. » Ce traitement pourrait révolutionner la vie des malades, il permet d’augmenter considérablement les capacités respiratoires : de « 60 à 70 % » du potentiel maximal pour la coureuse. « Les personnes qui prennent ce traitement n’ont plus besoin de greffe et moi depuis un an et demi je n’ai pas eu de perfusion » se réjouit Justine.

A quelques semaines du départ de la course, son objectif est élevé : « J’ai deux buts en tête : finir la course sans me blesser en quatre heures, je m’entraîne quatre fois par semaine pour cela… Mais aussi d’atteindre mon objectif de collecte. » Un souhait déjà dépassé : sa cagnotte en ligne pour aider la recherche contre la maladie culmine à plus de 2.000 euros, on est largement au-dessus des 1.000 euros qu’elle s’était fixés. Mais comme elle le dit « Chaque euro de gagné sera une façon de me motiver encore plus. »

20 secondes de contexte

20 Minutes est partenaire de l'édition 2022 du Marathon de Paris.