Euro de hand : La remontada face aux Danois, « une victoire dont on se souviendra très longtemps », savoure Karabatic

HANDBALL Les Bleus se sont qualifiés pour les demi-finales des championnats d'Europe après avoir battu le Danemark sur le fil lors du dernier match de poule (30-29)

J.L. avec AFP
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Nikola Karabatic et Vincent Gérard, deux anciens qui ont bien aidé les Bleus contre le Danemark.
Nikola Karabatic et Vincent Gérard, deux anciens qui ont bien aidé les Bleus contre le Danemark. — Attila KISBENEDEK / AFP

On peut avoir tout gagné mille fois et se réjouir encore et toujours des scénarios fous que peut procurer le handball. Nikola Karabatic le reconnaît sans peine,  ce match incroyable face aux Danois​, que les Bleus ont paru incapables de gagner avant de voler la caisse au finish, il n’est pas près de l’oublier.

« On n’avait pas le droit d’abandonner »

« C’était un match dont on se souviendra tous très longtemps. On était presque comme contre l’Islande après la première mi-temps, au niveau de l’état d’esprit. On aurait pu lâcher et baisser la tête, les laisser nous enfoncer. Mais on a continué à avoir confiance en ce qu’on faisait. En première mi-temps on a manqué de réussite. On a continué notre jeu, sans refuser les tirs et pour ne pas avoir de regret. C’était une vraie épreuve mentale et je suis fier d’avoir joué ce match-là. »



Tout le monde a apporté un petit quelque chose décisif, alors que les Bleus avaient besoin d’un nul pour voir les demi-finales. Ainsi, Wesley Pardin et Vincent Gérard, transpercés de toutes parts en première période, ont haussé leur niveau au fur et à mesure, surtout le second : « On n’avait pas le droit d’abandonner. Pourtant ça aurait été plus simple mentalement de se dire «   On les a battus en finale des Jeux, c’était le match à gagner et tant pis » il n’y a pas eu un seul mouvement d’humeur dans cette équipe, pas un seul moment où j’ai ressenti cette sensation par rapport à mes coéquipiers alors que j’étais en difficulté. C’est une vraie fierté de jouer avec ces gars-là car c’est là qu’on voit une vraie cohésion de groupe ! ».

On imagine sans mal le pied qu’a dû prendre le capitaine de cette escouade sans peur et sans reproches, l’arrière Valentin Porte : « Ce genre de match permet de rendre l’aventure plus belle, de faire plaisir aux spectateurs sûrement et surtout de forger le caractère d’une équipe. Ce soir on a été la chercher avec les tripes, la tête, avec tout ». Rendez-vous vendredi face à la Suède pour un nouveau duel à couper le souffle.