Incidents OL-OM : Les Marseillais déplorent des sanctions « honteuses » et « humiliantes »

FOOTBALL Le club olympien estime qu’il n’a pas été traité avec le respect qui lui était dû dans cette affaire

N.C.
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Le match entre l'OL et l'OM a été interrompu dès la 4e minute, le 21 novembre 2021.
Le match entre l'OL et l'OM a été interrompu dès la 4e minute, le 21 novembre 2021. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

L'OM est en colère. Alors que  l'OL a été sanctionné d’un point de pénalité et deux matchs huis clos (celui déjà purgé contre Reims le 1er décembre et la rencontre contre Marseille à rejouer) mercredi soir par la commission de discipline de la LFP, le club marseillais n’a pas attendu de connaître ce verdict pour charger la Ligue. Son directeur communication Jacques Cardoze s’est en effet présenté devant le siège de la LFP alors même que le dossier était en train d’être étudié pour se plaindre que l’OM n’ait pas été convié.

« Cette commission est illégitime. C’est une parodie de justice. Jamais un match n’avait été arrêté après quatre minutes de jeu. Et voilà que l’une des deux parties n’est même pas invitée à s’exprimer et à apporter une contradiction », s’est-il indigné dans une déclaration savamment préparée. « Est-ce que vous connaissez une cour de justice au monde qui convoque le responsable mais pas la victime ? C’est une honte pour le football français. Le président Pablo Longoria était à l’hôtel, à Paris, et il attendait une convocation. Voilà avec quel mépris ils ont décidé de traiter le président du club le plus populaire de France. Nous ne pouvons pas accepter cela. »



Dans la soirée, le défenseur marseillais Alvaro Gonzalez a ajouté une petite couche sur Twitter. « Tout va bien jusqu’à ce que quelque chose de grave arrive… Continuez comme ça. Honte », a-t-il écrit, alors que le maire de la ville, Benoît Payan, a de son côté jugé la décision « incompréhensible ». « Les valeurs du football ne sont absolument pas respectées ce soir. Nous avons des raisons d’être en colère », a-t-il fait savoir.

La LFP dénonce une « pression »

Le président de la commission de discipline, Sébastien Deneux, a réagi aux déclarations de Jacques Cardoze en se disant « assez surpris et sidéré de ce type de comportement, qui s’apparente à une pression ». Si l’OM n’a pas été convaincu, c’est bien parce qu’il était seulement victime dans cette histoire, et non responsable des incidents.

Il a également justifié cette sanction : « Tout acte de violence à l’encontre d’un acteur du jeu, surtout un joueur majeur, expose à une sanction en perte de points. [Mais] nous avons pris en considération les actions du club lyonnais immédiatement après les incidents, qui ont notamment permis l’identification de l’auteur du jet de bouteille et donné la possibilité de voir celui-ci sanctionné par la justice pénale. »

L’auteur du jet de projectile sur Dimitri Payet, lors de ce fameux match du 21 novembre, a été condamné par la justice à six mois de prison avec sursis en comparution immédiate. Interrompue à 0-0 après seulement quatre minutes, la rencontre n’avait jamais repris, au terme d’un imbroglio mêlant arbitre, clubs et représentants de l’État.