Judo : Alain Schmitt dénonce un « lynchage médiatique » et nie les accusations de violences à l'encontre de Margaux Pinot

VIOLENCES CONJUGALES L’ancien entraîneur et compagnon de la championne de judo Margaux Pinot s’est défendu ce jeudi en conférence de presse

N.S. avec AFP
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Alain Schmitt lors du tournoi de Paris, le 8 novembre 2015.
Alain Schmitt lors du tournoi de Paris, le 8 novembre 2015. — Charly Triballeau / AFP

L’affaire a largement dépassé la sphère du judo. La championne olympique Margaux Pinot accuse son ex-entraîneur et compagnon Alain Schmitt de violences conjugales. La jeune femme a reçu le soutien de nombreuses personnalités et d’anonymes, dans son sport et au-delà. Schmitt a réagi ce jeudi, lors d’une conférence de presse, pour clamer son innocence et donner sa version des faits.

Dans la nuit de mardi à mercredi, le tribunal correctionnel de Bobigny avait relaxé le technicien et ancien judoka de 38 ans à l’issue d’une audience en comparution immédiate, en estimant « n’avoir pas assez de preuves de culpabilité ». Le parquet a fait appel de ce jugement.

« Il y a eu un appel [du parquet], c’est la justice, a affirmé Schmitt, avec un énorme bleu sur la partie supérieure droite du visage. Ils ont le droit de le faire et ils l’ont fait. Maintenant, ce que je ne respecte pas par contre c’est le lynchage médiatique qui a été fait autour de ça. Instagram, Twitter, c’est tout sauf un tribunal. »

Deux versions très différentes

Selon Margaux Pinot, 27 ans, son compagnon et ancien entraîneur au sein du club du Blanc-Mesnil lui a asséné des coups, frappé la tête contre le sol et a tenté de l’étrangler lors d’une altercation dans la nuit de samedi à dimanche dernier à son domicile, dans cette commune de Seine-Saint-Denis. À la suite d’un appel au 17 d’une voisine chez laquelle la jeune femme avait trouvé refuge, les policiers avaient interpellé Alain Schmitt peu après.

Devant la presse et aux côtés de ses avocats, Alain Schmitt a à nouveau démenti la version de sa compagne et nié catégoriquement l’avoir frappée. Selon lui, Margaux Pinot ne voulait pas qu’il prenne son vol prévu quelques heures plus tard pour Israël, où il devait entraîner la sélection nationale féminine. Elle se serait jetée sur lui et ils se seraient alors battus comme dans un combat de judo, roulant au milieu de l’appartement.

« Elle m’a percuté fort dans la porte, ensuite on est allés de droite à gauche, dans le mur, dans le radiateur… On a vraiment percuté partout », a-t-il décrit. La Fédération israélienne de judo a annoncé avoir suspendu tout contact avec Alain Schmitt après la décision du tribunal.