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Alain Schmitt relaxé de faits de violences conjugales sur Margaux Pinot

Judo : Alain Schmitt relaxé de faits de violences conjugales sur la championne Margaux Pinot

VERDICTL’entraîneur était poursuivi pour des violences conjugales dans la nuit de samedi à dimanche sur la championne olympique Margaux Pinot
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Le doute a profité à l’accusé. Le tribunal correctionnel de Bobigny a relaxé mardi l’entraîneur et ex-membre de l’équipe de France de judo Alain Schmitt de faits de violences conjugales sur la championne olympique Margaux Pinot, après une audience ayant opposé des versions contradictoires.

« Un tribunal n’est jamais là pour dire qui dit la vérité et qui ment. En l’occurrence nous n’avons pas assez de preuves de culpabilité. Le tribunal vous relaxe », a déclaré tard dans la soirée la présidente du tribunal à Alain Schmitt, à l’issue de sa comparution immédiate.

« C’était pas un combat de judo, c’était des coups de poing »

Durant l’audience, l’entraîneur a livré le récit d’une bagarre aux allures de « tornade » entre deux amants à la relation tempétueuse. Margaux Pinot a elle décrit sa « peur » face aux coups de poing qui pleuvaient sur elle dans la nuit de samedi à dimanche dans son appartement du Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis. « C’était pas un combat de judo, c’était des coups de poing », a soufflé la championne olympique par équipes mixtes aux derniers Jeux olympiques de Tokyo, le visage tuméfié par les ecchymoses entourant ses yeux.

« J’ai jamais frappé une femme de ma vie, c’est n’importe quoi », a pour sa part répété à l’audience Alain Schmitt, le visage marqué par des contusions. Le parquet avait requis un an de prison avec sursis pour « des violences très graves, même pour un primo-délinquant ». Le tribunal est passé « à côté d’un certain nombre d’éléments à charge », comme ces voisins qui ont entendu ses appels au secours, et chez qui elle s’est réfugiée, a regretté Me Stéphane Maugendre, l’avocat de la judokate.

Margaux Pinot se décrit sous « emprise psychologique »

Margaux Pinot, par ailleurs soutenue par des représentants de la Fédération française de judo, a évoqué une « emprise psychologique » de la part d’un entraîneur pour lequel elle avait de « l’admiration » mais qui la rabaissait constamment, lui faisant perdre confiance en elle. Mais « avec la force qu’a cet homme, il a la capacité de faire beaucoup plus mal que ça », a plaidé Me Malik Behloul, conseil d’Alain Schmitt, affirmant que la sportive avait menti sur toute la ligne.

L’entraîneur et ex-membre de l’équipe de France de judo devait quitter la France cinq heures après les faits, direction Israël où il est attendu pour prendre les rênes de l’équipe nationale féminine. Médaillé de bronze aux Mondiaux de 2013 (-81 kg), il envisageait son départ comme un « réel changement de vie » après six années comme entraîneur au sein de l’Étoile Sportive du Blanc-Mesnil où il entraînait des athlètes comme Madeleine Malonga.