Finlande-France : « Je vais les mettre dans des glaçons »… Le duo Benzema-Mbappé est parti pour tout exploser

FOOTBALL Les deux stars des Bleus ont illuminé le dernier match de qualification, mardi soir

Nicolas Camus
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Mbappé et Benzema ont encore frappé lors de Finlande-France, le 16 novembre 2021.
Mbappé et Benzema ont encore frappé lors de Finlande-France, le 16 novembre 2021. — FRANCK FIFE / AFP
  • L’équipe de France a battu la Finlande (0-2) mardi soir pour son dernier match de qualification à la Coupe du monde 2022.
  • Dans cette rencontre longtemps fermée, l’entrée de Karim Benzema, auteur de l’ouverture du score, a tout changé.
  • Son entente avec Kylian Mbappé, auteur du second but, est de plus en plus alléchante au fil des matchs.

On commençait tous à s’endormir tranquillement dans notre canapé, entre l’ennui et le froid d’Helsinki qui nous faisait grelotter même à travers l’écran. Et puis le patron est entré. Karim Benzema, lancé par Didier Deschamps à la 55e minute de Finlande-France mardi soir – en même temps de Kingsley Coman –, a changé la face de ce match cadenassé.

Le duo infernal

Bousculés depuis la fin de la première période par les locaux, les Bleus se sont comme par magie remis à jouer dans la foulée. Première possession, Griezmann trouve Digne, qui laisse le ballon à Karim. A côté, mais le vent a tourné. Neuf minutes plus tard, bingo. Le Madrilène s’appuie sur Mbappé, qui lui remet d’une talonnade en pleine course. Sa frappe, déviée par un défenseur, fait mouche. Libéré par l’entrée par son aîné, le Parisien s’est ensuite chargé tout seul de plier le match à un quart de la fin grâce à une accélération de dragster conclue par un bonbon dans le petit filet opposé.

La paire Benzema-Mbappé a encore frappé. Auteurs de six des huit buts au Parc samedi, ils ont illuminé un match qui n’en demandait pas tant. Les Bleus étaient déjà qualifiés, DD avait logiquement choisi de faire tourner et tout ça aurait très bien pu se terminer par un 0-0 tombé aux oubliettes dans deux jours. Mais non. Ces deux-là n’ont pas envie de rater la moindre occasion de se faire plaisir et de rattraper le temps perdu. Pas pour déplaire au sélectionneur, évidemment.

« C’est une formule qui marche, savoure Deschamps. Il ne faut pas les dissocier des autres mais ils ont cette relation technique. Cela semble facile, parce qu’ils ont cette capacité technique, la complémentarité aussi. Karim a une efficacité redoutable et Kylian confirme le talent qu’il a. L’association des qualités et du talent permet à l’équipe de France d’être encore plus performante. Pour l’adversaire, c’est compliqué. »

Et pas seulement quand il s’appelle le Kazakhstan ou la Finlande. La Belgique et l’Espagne ont goûté à la foudre aussi lors du Final 4 de la Ligue des Nations, le mois dernier. Un but chacun en demi-finale, pareil en finale, emballez c’est pesé. Benzema a inscrit neuf buts en équipe de France en 2021 alors qu’il n’est revenu qu’en juin, Mbappé sept, en plus de six passes décisives. Des statistiques infernales, auxquelles il faut associer Griezmann, également buteur à neuf reprises sur l’année civile.

« On a prouvé qu’on pouvait être à la fois collectifs et décisifs »

Avant de se tourner vers la prochaine Coupe du monde, on ne peut s’empêcher de se dire quand on voit la force de frappe des Bleus ces dernières semaines dans le sillage de ce duo que l’Euro se serait peut-être passé différemment si l’attaquant du Real Madrid était revenu un poil plus tôt. L’intéressé a d’ailleurs apporté un élément de réponse après le Kazakhstan. « Je disais lors des matchs précédents qu’il fallait un peu de temps, qu’il y aurait un moment où ça allait rentrer. On a prouvé qu’on pouvait jouer à deux [avec Mbappé], être à la fois collectifs et décisifs. »

Mais ce qui est fait est fait, et maintenant c’est all-in sur le Qatar. « Vu l’équipe qu’on a, ça doit être dans notre tête, n’a pas caché Benzema juste après la rencontre. On va bien se préparer et toujours essayer d’avoir des objectifs et donc ça passe par la Coupe du monde, bien sûr. » Mbappé ne dit pas autre chose. « Une Coupe du monde, c’est un rêve, un objectif, une chance unique de pouvoir jouer dans une équipe qui peut la gagner. On va aller là-bas pour la gagner », affirmait Kyky après son quadruplé samedi.

Le WhatsApp du Real en surchauffe ?

Depuis le banc, Deschamps n’en pense sûrement pas moins. Mais il sait que la route est encore longue. « Je vais les mettre dans des glaçons pour qu’ils soient au frais », s’est marré DD en conférence de presse mardi. D’ici là, les deux joueront aussi sûrement dans le même club. On est prêt à parier que Florentino a encore dû inonder le WhatsApp des dirigeants madrilènes ces derniers jours.