XV de France : Six changements contre la Géorgie mais la paire Jalibert-Ntamack confirmée
RUGBY•Après l’Argentine et avant les All Blacks, le XV de France a rendez-vous dimanche avec la Géorgie à BordeauxNicolas Stival
L'essentiel
- Six nouveaux joueurs font leur apparition dans le XV de France retenu contre la Géorgie, dimanche à Bordeaux, par rapport à la victoire face à l’Argentine (29-20).
- Cinq avants sur huit sont changés, mais Fabien Galthié assure qu’il ne s’agit pas de gestion avant le choc face aux All Blacks, le 20 novembre.
- Comme prévu, l’association Matthieu Jalibert-Romain Ntamack a droit a une deuxième chance.
Cinq changements devant, un seul derrière qui ne concerne ni Matthieu Jalibert, ni Romain Ntamack. Fabien Galthié a livré ce vendredi à Marcoussis son XV de France pour le match de dimanche contre la Géorgie à Bordeaux, huit jours après l’éprouvant succès sur l’Argentine (29-20).
Promis, il ne s’agit pas de préserver quelques joueurs, six jours avant l’excitant choc face aux All Blacks. « Il n’y a pas de gestion, on développe des compétences, des expériences collectives, assène le sélectionneur. Si un joueur débute titulaire, c’est au nom de son rugby, de son parcours. »
Prenez Uini Atonio par exemple. Seul nouveau venu dans le groupe de 23 par rapport au test face aux Pumas, le massif Rochelais signe un retour fracassant. « Aujourd’hui, au poste de pilier droit, c’est le numéro 1, le titulaire », affirme Galthié, qui a mis en avant son expérience (31 ans, 37 sélections) et ses performances avec la Rochelle.
Initialement forfait pour cette tournée d’automne à cause d’une blessure musculaire, Atonio a récupéré à la vitesse de Cheslin Kolbe, pour jouer dès le week-end dernier en Top 14 contre l'Union Bordeaux-Bègles et retrouver donc les Bleus. Aligné contre l’Argentine, « Momo » Houas glisse dans la colonne réservistes, alors que Demba Bamba reste remplaçant.
Woki, inédit 2e ligne
La 2e ligne est complètement renouvelée, avec la paire Willemse-Flament qui passe des « starters » aux « finisseurs », pour reprendre la novlangue tricolore. Romain Taofifenua débutera dimanche au côté de l’habituel 3e ligne Cameron Woki, qui glisse au poste de n°4, où il n’évolue pourtant jamais avec l’Union Bordeaux-Bègles. « Il est capitaine de touche, a un profil hybride. Il faut aller au bout de ses intuitions », a expliqué Galthié, invité à commenter cette subtilité tactique si typique du rugby français.
En troisième ligne, Anthony Jelonch glisse sur une aile, ce qui permet à Grégory Alldritt de retrouver son n°8 et au flanker Sekou Makalou d’intégrer lui aussi l’équipe de départ.
Derrière, c’est beaucoup plus calme, et seul le Toulousain Matthis Lebel (première sélection) fait figure de nouveau sur une aile, pour laisser souffler Gabin Villière. Pas touche à l’association Jalibert en 10 – Ntamack en 12, malgré une première tentative foirée et rapidement écourtée. « Il n’y a pas d’évidence, mais des intuitions, des risques, des ressentis et une organisation à construire, a analysé le « Professeur » Galthié. Ils ont joué 50 minutes ensemble avec peut-être un sentiment d’inachevé. On recommence avec une semaine de plus de travail, de vécu, d’analyse, ça doit nous aider à être plus performants. »
« Romain sait qu’il doit s’améliorer »
Le sélectionneur a alors sorti les stats pour justifier l’apport de l’un et de l’autre, évoqué une jurisprudence Melvyn Jaminet après le premier test en Australie – « vous réclamiez sa tête », a-t-il lancé aux journalistes présents au CNR – et glissé tout de même un message spécialement adressé à Ntamack : « Romain sait qu’il doit s’améliorer dans son jeu, sa communication avec Matthieu. Mais c’est une équipe qui doit fonctionner avec une organisation légèrement différente. » Pour prouver que ladite organisation peut être viable face aux ogres néo-zélandais.


















