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Alcaraz s'en veut de ne pas avoir su gérer la pression du public à Bercy

Tournoi de Bercy : Alcaraz s'en veut « de ne pas avoir su gérer la pression du public » contre Gaston

TENNISL'Espagnol est revenu sur sa déconvenue dans un long post sur les réseaux sociaux
Julien Laloye

Julien Laloye

A Bercy,

Les défaites, surtout les plus douloureuses, révèlent souvent les caractères. On ne sait pas encore toutes les répercussions de la remontada incroyable d'Hugo Gaston sur la structure mentale de Carlos Alcaraz, mais on peut déjà écrire que le jeune prodige espagnol est sacrément bien élevé.

Complètement déboussolé à sa sortie du court central dans la nuit parisienne, il avait déjà pris le temps de saluer Gaston dans le vestiaire avec sportivité malgré le scénario fou de la rencontre. Vendredi, il a expliqué dans un long post sur Instagram que le soutien du public pour son adversaire lui avait fait perdre les pédales, sans faux-semblant.

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« « Je veux d’abord féliciter Hugo Gaston pour son match et lui souhaiter bonne chance pour les quarts de finale. Ce n’est jamais facile de jouer avec le public contre soi. Je savais que ce serait difficile de gérer cette ambiance, mais je ne pouvais imaginer que ce serait si pesant. Ma première fois dans cette situation n’a pas été facile, cela me blesse de ne pas avoir su gérer cette pression, mais comme tout dans la vie, quand on tombe il faut savoir se relever, le plus important est d’apprendre de ces situations et je suis certain que je reviendrai plus fort une fois la leçon apprise. […] Maintenant, il est temps d’assimiler tout ça et de penser au Masters Next Gen de la semaine prochaine à Milan. » »

Un message plein de sagesse, comme l’attitude générale d’Alcaraz, qui ne s’est pas vengé sur ses raquettes ni cédé à la facilité de s’en prendre au public français, il est vrai partisan et parfois à la limite entre ses deux balles de service, mais jamais irrespectueux. L’Espagnol a été chaudement applaudi lors de sa présentation, et encore à sa sortie du court. Entre les deux ? Il a expérimenté l’ambiance de feu la vraie Coupe Davis​, un petit choc la première fois. Nul doute qu’il saura en tirer les leçons dès la semaine prochaine à Milan, où il pourrait retrouver Gaston aux Masters des espoirs de la crèche.