RC Lens : Les Sang et Or peuvent-ils vraiment viser le top 5 ?

FOOTBALL Après onze journées, le Racing, deuxième de Ligue 1, réalise son meilleur début de saison depuis vingt ans

Francois Launay
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La joie des Lensois, épatants deuxièmes de Ligue 1.
La joie des Lensois, épatants deuxièmes de Ligue 1. — AFP
  • Lens est deuxième de Ligue 1 après onze journées.
  • Une vraie performance pour un club qui visait un maintien tranquille en début de saison.
  • Fort de ses qualités, le club peut commencer à rêver d’une place européenne en fin de saison.

« On ne va pas dire qu’on joue le maintien, tous les matchs on veut les gagner. » C’est un aveu involontaire qui est sorti de la bouche de Corentin Jean la semaine dernière. À l’issue de la défaite du Racing à Montpellier (1-0), l'attaquant lensois, loin de la langue de bois habituelle, avait fait part de sa frustration de ne pas voir son club prendre le large dans la course à la deuxième place.

Intéressant, car Lens n’était absolument pas programmé pour ça en début de saison. Pourtant, après onze journées, les Sang et Or, qui se sont relancés dimanche à domicile face à Metz (4-1), sont bien les dauphins du PSG. Avec 21 points au compteur, ils réalisent même le meilleur début de saison du club depuis 20 ans. Et au vu des prestations fournies depuis début août par les hommes de Franck Haise, c’est totalement mérité.

« Cette place de deuxième n’est vraiment pas volée »

« Dans le jeu, c’est pas mal du tout. Ils ont été capables de faire des exploits à Monaco (0-2), à Marseille (2-3), de battre Lille (1-0), de faire nul à Rennes (1-1). Cette place de deuxième n’est vraiment pas volée. Tu as parfois un peu de réussite mais il en faut aussi. L’équipe est bien équilibrée, il n’y a pas de blessés et on sent que les mecs sont bien ensemble. Tous les feux sont au vert pour l’instant », s’enthousiasme Gervais Martel, ancien président emblématique du club artésien.

Sur sa lancée de la saison dernière où le club (7e) avait échoué en toute fin de saison dans sa quête européenne, Lens peut commencer à rêver du top 5. Un recrutement réussi, un coach emblématique et un projet de jeu emballant sont de vrais atouts. Même si des écueils sont à éviter pour pouvoir durer.

Des écueils à éviter

« On n’est jamais à l’abri des blessures. Il y aura aussi la Coupe d’Afrique à gérer en janvier (Haïdara, Doucouré et Ganago sont concernés). Il faut garder les pieds sur terre surtout que l’équipe va commencer à être attendue. Il ne faut pas non plus tomber dans l’euphorie car rien n’est fait. Ça ne fait que onze matchs. Les écarts ne sont pas encore creusés et entre Marseille, Nice, Lyon, Rennes ou encore Monaco, il y a encore du monde », prévient Gervais Martel.

Reste que pour un club qui visait un maintien tranquille à la reprise fin juin, l’essentiel a déjà été fait. Les ambitions peuvent déjà commencer à franchir un nouveau cap chez les Sang et Or.