Joubert, lame de vainqueur

PATINAGE Le Français doit assumer un statut de favori aux championnats du monde de Los Angeles...

R.S.

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Le patineur français Brian Joubert, lors des championnats d'Europe d'Helsinki, le 21 janvier 2009.
Le patineur français Brian Joubert, lors des championnats d'Europe d'Helsinki, le 21 janvier 2009. — G.Dukor/REUTERS

Brian Joubert a beau être ficelé comme un gigot dans sa tenue à paillettes, il y est toujours plus à l’aise que dans le costume du favori. Alors, à trois jours de son programme court des championnats du monde, l'encadrement des Bleus garde un œil attentif sur son leader, candidat annoncé à la médaille d’or dans une discipline qui a perdu en une année la plupart de ses têtes d’affiches.



Deux mois après son titre européen, le Poitevin est le seul survivant du podium des derniers Mondiaux, puisque le tenant du titre, Jeffrey Buttle, et le médaillé de bronze, Stéphane Lambiel, ont depuis rangé leurs patins. D’autres, à l’image de Patrick Chan ou Jeremy Albott, sont toujours là. Mais dans le Staples Center de Los Angeles, l’antre des basketteurs des Lakers, l’homme à battre est bien le Français.



Vancouver en ligne de mire



Depuis dimanche, il s’y entraîne au côté de Yannick Ponsero, l'autre Français sélectionné. Objectif prioritaire pour Joubert, effacer la déception des derniers championnats du monde, qu’il avait quitté frustré, sur un chapelet de grossièretés. A un an des Jeux de Vancouver, il a aussi conscience de pouvoir marquer les esprits de ses rivaux.

«Cela me flatte d'être le favori, glisse-t-il dans "La République du Centre", même si je ne suis pas le seul à pouvoir remporter le titre mondial. D’autres ont le potentiel pour s'imposer. Mais par contre, ils n'ont pas mon expérience. Si je fais mon job, je pense sincèrement que je ne peux pas être battu à la régulière.»



«Pas de raison que ça se passe mal»



A l’entendre, Brian Joubert est donc paré pour glisser vers un nouveau titre. Le patineur de 24 ans se dit confiant, prêt physiquement et capable d'effectuer un programme sans déchet. «J'ai la caisse, je ne pose plus de questions. Cette énergie que je ne perds pas, je peux la mettre dans mes programmes et je m'éclate. Si ça continue, il n'y a pas de raison que ça se passe mal. Je ne suis pas quelqu'un qui craque sous la pression.» Reste à nouveau à le prouver sur la glace.