Incidents Nice – OM : « On s’est retrouvé en danger », affirme le capitaine Steve Mandanda

INCIDENTS NICE - OM Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux de l’Olympique de Marseille, Steve Mandanda, le capitaine, est revenu sur les incidents entre Nice et l’OM estimant que les joueurs « s’étaient retrouvés en danger »

20 Minutes avec AFP
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Nice-OM a été interrompu à la 76e minute après l'envahissement du terrain.
Nice-OM a été interrompu à la 76e minute après l'envahissement du terrain. — Valery HACHE / AFP
  • Le match de Ligue 1 entre l'OGC Nice et l'Olympique de marseille a été arrêté dimanche soir après des incidents entre supporters, joueurs et membres des staffs.
  • Steve Mandanda a expliqué que lui et ses coéquipiers « ne se sentaient pas en sécurité », la raison pour laquelle ils ont refusé de revenir sur la pelouse.

Steve Mandanda est revenu sur les incidents survenus lors du match entre l’OGC Nice et Marseille dimanche soir. « On ne se sentait pas en sécurité », a expliqué lundi le capitaine de l’Olympique de Marseille Steve Mandanda pour expliquer la décision de son équipe de ne pas retourner sur le terrain.

« Ce que j’ai dit au délégué (du match), c’est que pour nous les joueurs, notre sécurité, elle n’y était plus. On s’est retrouvé en danger parce qu’on a eu pas mal de nos joueurs qui ont été visés, touchés », a expliqué le gardien de but dans une vidéo diffusée sur le site Internet de l’OM.

« Les arbitres étaient d’accord avec nous pour interrompre le match »

Le match de la 3e journée de Ligue 1 opposant Nice aux Olympiens a d’abord été interrompu à la 75e minute après que des supporters ont envahi le terrain à la suite d’un incident qui a mis le feu aux poudres : une énième bouteille en plastique lancée sur le joueur marseillais Dimitri Payet, que ce dernier a renvoyée vers la tribune. Les Niçois menaient 1-0. Après plus d’une heure et demie d’interruption, la rencontre a été définitivement arrêtée quand l’arbitre, Benoît Bastien, a mis le ballon au poteau de corner et constaté l’absence des Marseillais.

« Les arbitres étaient d’accord avec nous pour interrompre le match parce qu’ils estimaient que la sécurité n’y était pas. Le délégué a répondu que par rapport à la discussion avec le préfet et le service de police, ils estimaient que c’était possible. Mais, comme je leur ai dit : " Vous n’avez pas vécu ce que nous avons vécu sur le terrain " », a affirmé Mandanda.

« C’est complètement inadmissible »

Le capitaine marseillais a rappelé que des jets de projectiles avaient déjà émaillé le premier match de championnat de l’OM cette saison, le 8 août à Montpellier. Après une interruption d’une dizaine de minutes, le match avait finalement repris et Marseille s’était imposé 3-2.

« On s’est retrouvé déjà à Montpellier avec Val (Valentin Rongier, NDLR) qui a été touché (au visage), ensuite (à Nice) moi j’ai été souvent visé depuis le début du match et ensuite c’est arrivé sur Dim (Dimitri Payet, NDLR). Ensuite les supporters qui rentrent… C’est complètement inadmissible », a poursuivi le gardien international de 36 ans.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice et les deux équipes, convoquées dès mercredi par la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), s’exposent à des sanctions.