Omar da Fonseca : « Tous ceux qui ont joué au football auraient rêvé d’être Lionel Messi »

FOOTBALL Le consultant argentin de beIN Sport est revenu sur la signature de Lionel Messi à Paris

Propos recueillis par William Pereira
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Omar da Fonseca
Omar da Fonseca — beIN SPorts

Omar da Fonseca aurait-il dû s’abstenir de craquer au fond de l’auditorium du Parc des Princes à la fin de la présentation de Lionel Messi​ comme joueur du PSG, mercredi matin ? C’est le débat qui divise la France en deux depuis 24 heures et chacun se fera son avis sur la question. L’épisode, que l’on jugera à titre personnel anecdotique, a le mérite de souligner ce que l’on savait déjà : le consultant argentin de beIN Sports aime profondément La Pulga, dont il a commenté une bonne partie des 672 buts au Barça. Qui d’autre que lui, donc, pour parler de la plus grosse signature de l’histoire du Paris Saint-Germain et de ce que représente Messi pour le football ?

On parle presque autant de vous que de Messi depuis mercredi. C’est vous la star…

Non, non, la star, non. Si j’ai perturbé ou offensé quelqu’un, je demande pardon. A aucun moment je n’ai eu l’envie de faire quelque chose de malveillant. Je considère qu’on a vécu un moment hyper important pour le football, pour la jeunesse, pour ce que Messi va représenter pour la France, pour la Ligue et pour les joueurs. Moi, ça me met dans une espèce de terrain émotionnel qui me procure du plaisir. On se dit « quelle chance d’être au même endroit, au même moment » ! C’est tout. Et je ne suis pas le seul. La dame de la boulangerie à qui j’achète du pain depuis quinze ans ne m’a jamais parlé football et ce matin [mercredi] elle m’a dit : « Omar, Messi est à Paris », et m’a pris dans ses bras parce qu’elle aime bien la personne qu’est Messi.

Autre moment marrant dans la foulée, cette discussion avec Messi dans les escaliers du Parc. Qu’avez-vous dit à Leo ?

Tout simplement que je suis son amphitryon, parce que je vis ici depuis quarante ans, que je connais très bien le milieu du foot, et que j’ai des enfants et petits enfants. Et puis je suis argentin. Je dis ça sans aucune prétention, même si je l’ai déjà vu 5-6 fois. Je sais bien qu’il a Di Maria, Paredes, à qui demander des conseils. Il n’a pas besoin de moi. Mais c’est juste une bienvenue d’un mec qui a de l’admiration pour lui. Si jamais il a besoin de quoi que ce soit, je suis là. Au fond, c’est un truc d’Argentin. On est dans cette manière d’agir, on se donne nos numéros, peut-être qu’on s’appellera jamais mais ce n’est pas grave, on le fait. Ce sont des actes qui sont là pour créer du lien.

Que va apporter Leo Messi à Paris ?

Il a une régularité, il est dans l’excellence de ce sport. Ce monsieur pourra de par son bagage, son ambition, continuer à nous donner beaucoup de choses, pour peu qu’on aime le sport. Même si au fond je pense qu’il dépasse même ce cadre. Je considère ce mec-là comme un référent. Ok c’est un joueur de foot, ce n’est que du foot mais profitons ! Mettons nos habits de lumière pour aller au stade ou le regarder jouer à la télé. Moi, ça me donne de l’euphorie, je ne veux pas retenir mes émotions. Quand je veux pleurer, je pleure, quand je veux chanter, je chante.

Messi est celui qui est le plus à même de vous faire pleurer et chanter, vous et d’autres. Pourquoi ?

C’est quelqu’un qui nous ramène au petit enfant qu’on a été dans la cour de récré, quand on voulait dribbler l’autre en s’en fichant de marquer. C’est le petit chien qui court derrière le ballon, on dirait qu’il joue comme si le résultat ne l’intéressait pas. Ce n’est pas le score qui le conditionne, il contrôle le ballon, il contrôle le jeu, il dompte la balle. C’est l’un des rares, et j’espère pas le dernier, à dénaturer encore le jeu. C’est le petit humain qui va dribbler tout le monde et contrôler toute la surface du terrain. Demain, si tu fais un sondage, qui ne voudrait pas être Lionel Messi ? Tous ceux qui ont joué au foot auraient aimé être Messi ! Personnellement, j’ai eu le privilège de le voir tellement de fois ! Combien de dimanche soir je le voyais et combien de lundi matin je me réveillais en pensant à ce qu’il avait fait la veille et en n’en revenant pas de ce que j’avais vu ?