JO Tokyo 2021: L'aviron rapporte l'argent, ça va tomber en escrime et en judo... Ce que vous avez raté cette nuit

JEUX OLYMPIQUES C'est parti pour la sixième journée des Jeux olympiques de Tokyo

Julien Laloye
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Laura Tarantola et Claire Bové, heureuses comme des gamines sur le podium.
Laura Tarantola et Claire Bové, heureuses comme des gamines sur le podium. — Chris Cooper/Action Plus/Shutter/SIPA
  • L'équipe de France a remporé une 9e médaille en aviron, grâce au deux de couple poids léger Bové-Tarantola.
  • Les esrimeuses sont en demi-finales du fleuret par équipe, comme Malonga en judo.
  • Déception pour Maxime Grousset, au pied du podium en natation. 

De notre envoyé spécial à Tokyo,

Tut tut mes rameurs préférés. On a choisi son bateau pour aller pagayer à la rivière du coin ? Encore une médaille qui tombe en aviron, cette fois, en argent. Et ce n’est qu’une bonne nouvelle parmi d’autres.

La nuit des Français

« Quand on passe la ligne, on ne sait pas vraiment combien on est. Et quand je vois le panneau (des résultats), je me dis " c’est pas vrai ils ont dû se tromper ". C’était un grand rêve » pour nous, a réagi Laura Tarantola au micro de France Televisions après une course fole en aviron, où il a fallu la photo finish pour les départager des Italiennes, finalement dorées pour 14 centièmes. Bové, elle non plus, ne « réalise pas » vraiment : « Au départ j’étais dans la lune, puis je me suis ensuite concentrée sur le bateau et la course, j’ai écouté les Hollandaises à côté de nous. A la fin je ne sais pas combien on est », a expliqué celle qui il y a deux ans regardait encore les Jeux olympiques d’hiver à la télévision, en se demandant comment elle réagirait si elle remportait une médaille. Et bien leur discours a été top.

Ça s’est (merveilleusement) bien passé aussi en escrime, où les Bleues nous ont offert une remontada - une Ritorno en VO dans le texte - de folie​ en demi-finale du fleuret féminin par équipe face à l’Italie. Malonga déroule aussi en judo où on l’attend en demi-finales à partir de 10h (bon, petite frayeur en quarts contre une Cubaine mais on oublie tout). Quoi d’autre ? Les Françaises du rugby à VII ont bien commencé leur tournoi olympique dans la poule B, jeudi au Tokyo Stadium, en battant les Fidji 12 à 5, grâce à deux essais, l’un de leur capitaine Fanny Horta, l’autre de Séraphine Okemba. La belle vie au BMX, où le trio tricolore s’est qualifié demi-finales, comme la numéro 1 mondiale Axelle Etienne chez les filles.

La presque surprise du chef

Dans la cohorte de suiveurs, il me murmurait que la progression fulgurante de Maxime Groussard sur 100m pouvait lui offrir un strapontin sur le podium du 100m, la course reine des Jeux. Le bronze s’est joué huit centièmes plus bas que son record personnel, établi l’autre jour en séries. Le Néo-Calédonien a tout de même signé son 2e meilleur temps en carrière pour prendre la 4e place du 100 mètres, à deux dixièmes de Kolesnikov.

La star de la nuit

Des nouvelles de Simones Biles, forfait pour les concours multiple jeudi. La reverra-t-on d’ici la fin des Jeux ? Pas sûr

La décla qui fait polémique

Le numéro un mondial de tennis Novak Djokovic a estimé mercredi que la pression était un « privilège », après que la décision de la star américaine de la gymnastique Simone Biles de se retirer de deux épreuves a mis en lumière l’impact de la pression sur la santé mentale des athlètes. « La pression est un privilège. Sans elle, il n’y a pas de sport professionnel », a affirmé le Serbe, toujours en lice pour devenir le premier joueur de tennis à remporter le « Golden Slam », soit les quatre tournois du Grand Chelem et l’or olympique la même année. « Pour espérer rester au sommet d’un sport, on a intérêt à apprendre à gérer la pression, a-t-il ajouté. Sur et en dehors du terrain, toutes les attentes… J’ai appris à développer un mécanisme pour gérer cela de manière que ça ne me dérange plus, ça ne m’usera plus. » Merci pour la compassion, Novak.