Roland-Garros : Le boycott des médias par Osaka est « une erreur phénoménale » selon Moretton

TENNIS Le président de la FFT ne comprend pas la décision de la numéro 2 mondiale de ne pas vouloir donner de conférence de presse pendant toute la quinzaine

N.C.
— 
Naomi Osaka va boycotter les médias pendant Roland-Garros.
Naomi Osaka va boycotter les médias pendant Roland-Garros. — Javier Garcia/BPI//SIPA

La décision unilatérale de Naomi Osaka de boycotter les médias pendant toute la durée de Roland-Garros ne passe pas du tout auprès des organisateurs. Surtout qu’il n’y avait eu aucun signe avant-coureur et qu'avant son annonce sur ses réseaux sociaux jeudi, la Japonaise n’a averti personne. « C’est arrivé un peu de nulle part, a réagi auprès de L'Equipe Nathalie Dechy, membre du comité de pilotage du tournoi. On ne peut pas approuver ça. C’est une économie qui tourne, on a besoin des uns et des autres, encore plus en période Covid. On est en train de voir comment gérer le sujet. »

Le directeur de Roland-Garros, Guy Forget, essaie d’y mettre les formes mais il ne comprend pas davantage. « C’est un peu maladroit de sa part, observe-t-il. C’est une jeune femme qui a beaucoup de talent. Elle est habituée à évoluer devant des milliers de personnes. C’est l’une des meilleures joueuses du monde. Aujourd’hui, on ne comprend pas trop. Au fil du tournoi on va voir comment elle va se comporter. C’est sûr que c’est embêtant. Tout le monde doit faire des efforts. »

Prête à payer les amendes

Gilles Moretton, lui, n’a pas pris de gants. Le président de la FFT estime que la numéro 2 mondiale fait très mal à son sport avec ce genre de comportement. « C’est une erreur phénoménale, attaque-t-il, toujours dans L’Equipe. Ce qui se passe là n’est, à mon sens, pas acceptable. C’est très préjudiciable au sport, au tennis, à elle probablement. Elle heurte le jeu, c’est un vrai problème. »

Naomi Osaka, contrainte par le règlement de participer aux conférences de presse, sera sanctionné financièrement – jusqu’à 16.000 euros à chaque absence. Elle le sait très bien, mais paiera ce qu’il faut payer. « J’espère que l’énorme montant que je vais payer en amendes sera reversé à une association sur la santé mentale », avait-elle écrit au moment d’annoncer cette décision.