PSG-Lille : Mbappé et Navas vont-ils vraiment suffire pour gagner un truc cette saison ?

FOOTBALL Le gardien parisien et le champion du monde tricolore ont une nouvelle fois porté une équipe limitée collectivement en 8e de finale de la coupe de France

J.L.
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Le débrief de PSG-Lille — 20 Minutes
  • En battant le Losc (3-0), le PSG s’est qualifié mercredi pour les quarts de finale de la coupe de France.
  • Paris, limité collectivement, a été porté par un précieux Navas dans ses cages et par Mbappé, auteur d’un doublé.

Au Parc des Princes,

Sensation bizarre au sortir de cette qualif’ parisienne sans trembler du menton sur le scoreboard. La raison ? On est à peu près sûr que Lille serait passé si Yilmaz n’avait pas vu un Navas plus gros qu’un éléphant sur un duel cadeau en début de match, peut-être attiré involontairement par ce maillot orange flashy du gardien costaricien. La suite n’a pas été beaucoup plus reposante pour Paris, mais les faits de jeu avaient choisi leur camp. Une bourde combinée de Maignan et Djalo, une frappe sur la barre de Yilmaz, une faute évitable de Celik, merci, arrivederci Roma.

28 buts pour Mbappé déjà

Bref, le PSG est en quarts de finale grâce à un immense gardien, en lévitation constante en 2021 (trois penaltys arrêtés de rang), et à son léopard de l’attaque Kylian Mbappé (28 buts malgré les blessures et les coups de mou). Celui-ci devait rester sagement au chaud jusqu’au dernier quart d’heure mais à partir du moment où il fallait remplacer Icardi, blessé, pourquoi jouer avec le frein à main ? Pour le reste, rien à signaler de bien, si ce n’est un éclair ou deux de Rafinha au milieu et une belle attitude défensive générale, notamment du duo Gueye-Paredes. Lille a dominé le match par tous les bouts ou presque, trahi par son manque d’efficacité et le niveau moyen de Djalo, loin de celui du taulier Fonte.

Mais pour tout dire, Pochettino n’en avait pas grand-chose à fiche. Le score la qualif, et l’impression globale, tout lui allait après trois jours agités du côté des joueurs parisiens, qu’on disait traumatisés par l’affaire des cambriolages. Di Maria et Marquinhos ont pourtant tenu leur place, « après discussion avec eux et leur famille », et plutôt bien. « Je suis satisfait de l’état d’esprit incroyable montré par l’équipe. Cette victoire est à mettre entièrement à leur crédit, et à celles des familles des joueurs qui ont soutenu magnifiquement les joueurs, dans un moment difficile pour tout le monde. La raison laisse place au cœur, dans ces moments-là. L’humain, c’est la priorité ».

Le PSG doit « recharger les batteries »

Il a fait l’article de Navas, « l’un des meilleurs gardiens du monde, très compétitif à tous les matchs », puis de Kylian Mbappé, « extraordinaire dans toutes les positions où il joue », et tout le monde a été prié de rentrer manger sans faire d’histoire. Non, le PSG n’a pas baissé de tension en seconde mi-temps, c’est simplement « Lille qui a poussé parce qu’il était mené, comme Paris aurait fait dans le cas contraire ». Ça fait tout de même un moment qu’on n’a pas vu le PSG pousser qui que ce soit dans ses derniers retranchements, si l’on omet le soir du Camp Nou, qui apparaît de plus en plus comme une comète dans cette saison où les Parisiens ne dominent personne sur la durée, y compris en France.

Pochettino a tout de même concédé sur la fin que son équipe avait besoin de « retrouver plus d’énergie » pendant la trêve internationale, « recharger les batteries » afin de faire face « aux deux mois de folie » qui attendent le PSG encore engagé dans toutes les compétitions malgré un niveau de jeu en forme de montagnes ouzbèkes. La thèse de la panne physique tient la route dans cette saison interminable, mais il reste quand même l’OL à se coltiner dimanche avant de souffler un peu. En attendant Neymar, encore plus longtemps que Godot, Navas peut déjà chauffer les gants et Mbappé affûter ses pointes.