Rennes : Champion du monde de jiu-jitsu brésilien, Willy Sirope veut terminer sa carrière en beauté

ART MARTIAL Le Rennais doit défendre son titre dans les prochaines semaines à Abu Dhabi

Jérôme Gicquel

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Le Rennais Willy Sirope avait décroché la médaille d'or dans la catégorie des moins de 69 kilos en 2019 à Abu Dhabi.
Le Rennais Willy Sirope avait décroché la médaille d'or dans la catégorie des moins de 69 kilos en 2019 à Abu Dhabi. — Willy Sirope
  • Sacré champion du monde de jiu-jitsu brésilien en 2019, le Rennais Willy Sirope se prépare à défendre son titre.
  • Plusieurs fois reportée en raison du contexte sanitaire, la compétition devrait se dérouler courant avril aux Émirats Arabes Unis.
  • L’athlète ne pense qu’à ramener l’or avant de quitter les tatamis.

Entre reports ou annulations des compétitions, l’épidémie de Covid-19 met les nerfs des sportifs de haut niveau à rude épreuve. Voilà ainsi près d’un an que Willy Sirope attend de savoir quand il pourra défendre son titre de champion du monde de jiu-jitsu brésilien décroché en avril 2019 à Abu Dhabi. D’abord programmée en avril 2020 puis reportée en novembre en raison du contexte sanitaire, la compétition devait finalement se tenir ces prochains jours aux Émirats Arabes Unis. « Mais on a appris il y a peu que c’était encore décalé, probablement courant avril », regrette le sportif, âgé de 37 ans.

En attendant la décision des organisateurs, Willy Sirope affine sa préparation au centre Vivalto Sport à Saint-Grégoire près de Rennes. L’athlète se prépare notamment dans une « thermo training room » où le thermomètre peut grimper jusqu’à 42°C. Un endroit idéal pour s’adapter à des conditions extrêmes mais aussi pour détoxifier un corps qui n’a plus 20 ans. Willy Sirope a d’ailleurs annoncé que ces championnats du monde seraient ses derniers. « Mon corps me dit qu’il faut que je m’arrête », assure-t-il.

Rechercher la soumission de l’adversaire

Sentant sa fin de carrière approcher, le sportif a toutefois conservé sa motivation intacte. « Ce sera ma dernière grosse échéance et je ne vais là-bas que pour ramener l’or », indique le sportif, arrivé sur le tard sur les tatamis. Cet ancien militaire n’a en effet découvert le jiu-jitsu brésilien qu’il y a dix ans, initié par son frère. Il n’en faudra pas plus pour que cet enfant de la région parisienne tombe accroc à ce mélange de lutte et de judo. « Je compare souvent ce sport à un jeu d’échecs car on doit maîtriser son adversaire sans lui donner des coups, explique-t-il. On va rechercher la soumission de l’adversaire avec un étrangement ou une clé de bras par exemple ».

Si la discipline, dérivée du jiu-jitsu japonais, est encore peu médiatisée, elle commence tout de même à être visible grâce au MMA, les combattants utilisant de plus en plus cette technique lorsqu’ils sont au sol. « Je pense que cela peut exploser dans les prochaines années grâce à l’engouement qu’il y a autour du MMA », espère Willy Sirope.

L’athlète prépare déjà sa reconversion

D’ici là, le sportif rennais aura pris sa retraite avec une reconversion qui se dessine déjà dans sa tête. « J’ai envie de mettre mes compétences de sportif de haut niveau au service d’entreprises ou de collectivités locales, précise-t-il. Travailler avec des jeunes et leur transmettre mes valeurs m’intéresse également. En tout cas, j’ai déjà plein de rêves et d’envies en dehors des tatamis ».