FC Nantes : Les huit déclarations qui résument la conf' d’Antoine Kombouaré

FOOTBALL Le nouvel entraîneur du FC Nantes a été présenté jeudi midi au stade de la Beaujoire

David Phelippeau

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Antoine Kombouaré.
Antoine Kombouaré. — Mathieu Pattier/SIPA
  • Antoine Kombouaré, le nouveau coach nantais, a été présenté jeudi midi à la Beaujoire.
  • 20 Minutes a sélectionné huit déclarations du successeur de Raymond Domenech qui résument bien la conférence de presse.

Exit Raymond, voici Antoine. Kombouaré (57 ans) a succédé sur le banc nantais à Domenech. Le Kanak, sans club depuis son expérience ratée à Toulouse en janvier 2020, s’est engagé pour six mois. En cas de maintien du FC Nantes (18e et barragiste), qui sera à Angers dimanche (15 h), son option de deux années supplémentaires sera levée. Celui qui a été formé à la Jonelière de 1983 à 1990 sera accompagné d’Yves Bertucci comme adjoint et Michel Dufour, comme préparateur physique. Willy Grondin est maintenu au poste d’entraîneur des gardiens. Le nouveau technicien nantais cherche un autre membre pour compléter son staff.

Jeudi midi, accompagné par Franck Kita, le DG du FCN, dans un style beaucoup moins enjoué que son prédécesseur, Antoine Kombouaré s’est livré au jeu des questions/réponses. Petit condensé en huit phrases.

« Ce qui s’est passé avant, c’est le cadet de mes soucis, j’ai confiance en mon travail, c’est comme un match, je viens pour le gagner. »

C’est la réponse qu’il a faite à la question classique posée aux entraîneurs qui se succèdent au FC Nantes : pourquoi ça marcherait plus avec vous ?

« Ils savent qu’ils sont mauvais en ce moment, que s’ils sont là, c’est aussi de leur faute. Ils doivent être un peu responsables. »

Antoine Kombouaré, réputé pour ne pas être tendre dans le management avec ses joueurs, pourrait bien « bouger » une équipe nantaise indigne depuis plus de trois mois. Série en cours : 16 matchs toutes compétitions sans victoire.

« La pression est importante et j’aime ça. Sinon, je ne serais pas là. Je connais le contexte. Je sais avec qui je travaille. J’ai entendu et j’ai lu aussi. Je suis un grand garçon, je sais ce que je fais. »

Comme beaucoup de ses prédécesseurs, Kombouaré affirme connaître le contexte particulier du FCN et les difficultés pour les techniciens à travailler sur le long terme.

« Quelque que soit le contexte j’ai envie de sauver le club. Je ne connais pas le résultat, mais en tout cas, j’ai très envie. »

Clairement, Kombouaré vient en opération commando, même s’il n’a pas trop voulu employer le terme. 14 matchs, objectif maintien en Ligue 1.

« Je n’ai fait que dix matchs à Toulouse et il y a eu 19 matchs faits par mon successeur. On ne m’a pas laissé le temps de finir mon travail. »

Le nouvel entraîneur nantais a forcément été interrogé sur sa dernière expérience catastrophique à Toulouse (octobre 2019-janvier 2020), soldée par un limogeage.

« Je n’ai jamais rêvé d’entraîner Nantes. Comme je n’ai jamais rêvé d’entraîner le PSG et je l’ai entraîné. Mais aujourd’hui, je suis très heureux d’être là. »

Après avoir été sur le banc de Valenciennes de 2005 à 2009, il avait coaché Paris de 2009 à décembre 2011. Son limogeage dans le club de la Capitale coïncide avec l’arrivée des Qatariens.

« Je comprends leur désamour, leur déception. Après, ils doivent savoir aussi que les joueurs ont besoin de leur soutien. Si on veut avoir notre club en L1 la saison prochaine, il faut un maximum de gens derrière l’équipe. »

Le Kanak a adressé un message aux supporteurs nantais remontés contre leur club.

« C’est la première fois que vous revoyez Franck Kita… C’est quoi ? C’est le tribunal ! »

Alors que la conférence de presse était finie, Kombouaré, les yeux très noirs, a lâché cette phrase en regardant la presse.