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Steeve Guenot reprend sa lutte

Steeve Guenot reprend sa lutte

LUTTEPrès de six mois après sa médaille d'or à Pékin, le cadet de la fratrie des Guenot reprend dimanche la compétition à Créteil...
Bertrand Tang

Bertrand Tang

La CristoLutte est à la lutte ce que le tournoi de Paris-Bercy est au judo. Moins grand, moins «costaud» que Teddy Riner, mais tout aussi populaire sur et en dehors des tapis, Steeve Guenot aura l'occasion d’étrenner son nouveau statut de héros. Ce dimanche, le premier médaillé d’or français à Pékin fera sa grande rentrée sportive (en moins de 66 kg) lors du tournoi international de Créteil. L’ancien agent RATP, désormais formateur, sera le chef de file de l’équipe de France de lutte gréco-romaine opposée à une dizaine de nations étrangères. Opéré de l’épaule droite après les JO, son frère Christophe, médaillé de bronze (en moins de 74 kg) a lui repris l’entraînement au début du mois. Il supportera donc son cadet dans les tribunes.

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Depuis ce fameux 13 août, la lutte et les Guenot sont entrés dans une autre dimension. «On a un bon retour des médias, se réjouit Ghani Yalouz, le directeur technique national de la lutte et vice-champion olympique en 1996. Depuis la rentrée, les licences ont augmenté d’environ 15%.» Pour le DTN, l’objectif est clair: pérenniser ce sport «pour avoir plus de médailles» et accompagner la réussite des frangins. Cela passe par «l’accompagnement dans les régions et la professionnalisation». La visibilité médiatique aux JO de Pékin a fait un bien fou, surtout au niveau financier. De nouveaux locaux pour la fédération française ont été inaugurés en décembre dernier, de nombreux partenariats ont été signés et un attaché de presse s'occupe désormais des Guenot.

«Il est resté humble»


Car au final, deux médailles peuvent tout chambouler. «Notre entreprise, la RATP, nous a fait passer à la formation d'agents de sécurité. Nous évitons d'être sur le terrain, car nous passerions plus de temps à signer des autographes qu'à travailler!», raconte Christophe Guenot. Malgré toutes les sollicitations, le cadet Steeve, 23 ans, essaye de garder les pieds sur le tapis. «C’est un travailleur et il est resté humble. Il a le sens de la famille. Après les Jeux, Steeve a pris du recul», confie Ghani Yalouz, qui a tout fait pour le préserver de l’environnement extérieur. Reste à prouver qu'il a réellement récupéré de l’emballement médiatique et de la pression qui règnent autour de lui.