FC Nantes-Stade Rennais : « J’ai aimé cette première dans l’envie », positive à fond Domenech

FOOTBALL Les Canaris, privés du ballon, ont pris un point (0-0) à la Beaujoire, mercredi soir, contre le voisin rennais

David Phelippeau

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Raymond Domenech à la fin du derby breton.
Raymond Domenech à la fin du derby breton. — Sebastien SALOM-GOMIS / AFP
  • Pour la première de Domenech sur le banc, les Canaris ont tenu en échec (0-0) le Stade Rennais mercredi soir à la Beaujoire.
  • Le FC Nantes a passé le plus clair de son temps à courir après le ballon.
  • Raymond Domenech a néanmoins trouvé beaucoup de positif à ce premier match de l’année.

Si cette équipe a paru moins malade, elle est encore vraiment au début de sa convalescence. Mercredi soir, dans une Beaujoire vide, triste et glaciale, les Canaris (17es de Ligue 1 après cette journée) ont concédé le point du match nul (0-0) contre Rennes, étirant encore un peu davantage sa série sans victoire à neuf rencontres. Pour la première de Raymond Domenech sur le banc, le FCN, organisé en 4-4-2 avec le duo Coulibaly-Kolo Muani devant, s’est ingénié à bien défendre en opposant à des Rennais, plus forts techniquement, un bloc compact.

« On a retrouvé cette solidité défensive qui nous manquait, on a retrouvé les bases », s’est réjoui le défenseur Sébastien Corchia. Nantes a cherché davantage à se rassurer sans prise de risques qu’à jouer de manière échevelée. A tel point que les Nantais ont laissé le ballon aux Rennais 72 % du temps. Une stratégie non volontaire à entendre le nouveau technicien nantais. « Ce n’était pas un choix. Si on avait pu le garder 90 % du temps, on l’aurait fait. Mais contre cette équipe, c’est compliqué. » Mais, à ce petit jeu, les Canaris ont bien failli l’emporter. Louza est d’abord tombé sur un excellent Salin (16e), Corchia aussi sur un centre-tir soudain (67e). A neuf minutes du terme, la tête de Coulibaly a frôlé le montant du gardien de but rennais. Lequel a finalement été beaucoup plus mis à contribution que Lafont, quasiment au chômage technique hormis de la 49e à la 53e où Bourigeaud a eu trois balles d’ouverture du score…

Laborieux, très laborieux dans le jeu

Raymond Domenech en a fait un peu beaucoup sur les qualités de « solidarité, d’envie » de sa formation. Mais, pouvait-il louer autre chose chez ses joueurs ? « Au bilan comptable, ça ne fait qu’un point, mais j’ai vu une équipe qui a joué ensemble, qui s’est parlé. J’ai aimé cette première dans l’envie. » Il a ensuite parlé « du sourire [d’après-match] de la solidarité ». Difficile néanmoins pour lui d’assurer le SAV du jeu de son équipe tant les Canaris ont semblé laborieux dans l’expression collective. « Il faut retrouver de la confiance, avoir plus de sérénité et garder un peu plus le ballon parce qu’on a des joueurs capables de construire. On a mis la première pierre. Maintenant, il faut continuer à améliorer le jeu. » Et là, la marge est grande. « C’est difficile à évaluer sur ce match-là », a-t-il répondu quand on lui a dit que le chantier était immense. Il a avoué cependant qui lui manquait « un potentiel offensif pour concrétiser » les occasions.

Une consœur lui a alors lancé en souriant en conférence de presse : « Est-ce une première réussie pour Raymond Domenech ? » « Cela ne compte pas ça, ce qui compte c’est que le FCN ait montré le visage d’une équipe de L1. » Mais, de bas de tableau alors.