Vendée Globe : Dalin franchit à son tour le Cap Horn, 18e jour en tête pour Bestaven... Le journal de la course
VOILE•La tête de flotte a basculé dans la (longue) dernière ligne droiteWilliam Pereira
6.857 milles. C’est la distance qui séparait le leader du Vendée Globe, Yannick Bestaven, de la ligne d’arrivée de la course au pointage de 9h. C’est aussi peu ou prou l’écart entre ce même Bestaven et la lanterne rouge, Sébastien Destremau (au bord de l’abandon). A l’aube de son 18e jour de course à l’avant de la flotte, le skippeur sur Maître Coq, qui a franchi la longitude du Cap Horn samedi après-midi, aperçoit la lumière au bout du tunnel. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, la route est encore longue, ne serait-ce que parce que la mer sera plus calme que dans le Grand Sud et les changements de rythme nombreux. Et derrière, Dalin, Ruyant et Seguin sont à l’affût de la moindre erreur.
Le classement à 9h
1) Yannick Bestaven (Maître Coq IV)
2) Charlie Dalin (Apivia), à 117nm
3) Thomas Ruyant (LinkedOut), à 477 nm
4) Damien Seguin (Groupe APICIL), à 481 nm
5) Benjamin Dutreux (Omia – Water Family), à 621 nm
Charlie Dalin franchit à son tour le Cap Horn
Après Maître Coq, Apivia est devenu le deuxième bateau du Vendée Globe 2020-21 à quitter le Pacifique. Charlie Dalin a passé la longitude du cap Horn dimanche à 5h39, heure française. Et il ne doit pas être trop mécontent d’en finir avec les mers du sud, elles qui lui ont causé tant d’ennuis et coûté une première place pourtant si solide. 55j 15h et 19' pour atteindre le cap Horn, c’est pas mal : c’est mieux que Le Cam en 2004 ou Desjoyeaux en 2008. Mais c’est moins bien que Gabart en 2012 (52 jours) et surtout la fusée Le Cléac’h en 2016 (47 jours). Les prochains à franchir le dernier cap de la course seront a priori Thomas Ruyant et Damien Seguin, lesquels naviguent presque main dans la main.
Le flash-back d’Alan Roura
Le Suisse sur La Fabrique connaît de gros soucis de système hydraulique de quille dans le Grand Sud. Et ce n’est pas la première fois que la poisse lui réserve des surprises à cet endroit du globe. Quatre ans auparavant, il avait percuté un ofni, l’obligeant à jouer à Bob le bricoleur à l’avant de son bateau. Il revient sur cet épisode dans une mini-BD plutôt sympa.
La planche permet de bien se rendre compte de l’exploit alors réalisé par Roura. D’autant que toute l’opération s’était déroulée dans les 50e hurlants. On lui souhaite, comme en 2016-17 (12e), de réussir à sortir de la galère pour rejoindre les Sables. Mais aujourd’hui il le concède. A cause de ses ennuis mécaniques, il n’est « plus à 100 % dans la course ».


















