Vendée Globe : Pacifique en approche pour le trio de tête... Le record de Le Cléac'h hors d'atteinte? Le journal de la course

VOILE Charlie Dalin, Thomas Ruyant et Yannick Bestaven sont au coude à coude

W.P.
— 
Charlie Dalin, sur Apivia, mène la flotte du Vendée Globe dans l'océan indien
Charlie Dalin, sur Apivia, mène la flotte du Vendée Globe dans l'océan indien — Loic VENANCE / AFP

Le journal du 14 décembre

Trois skippeurs en moins de 100 miles à la sortie de l’océan indien. Si vous nous aviez dit ça la veille du départ, on vous aurait ri au nez en balançant probablement un truc comme « c’est pas le Tour des Flandres hein, le leader aura 300-400 milles d’avance ». Heureusement, personne ne nous a demandé notre pronostic avant la course, et c’est tant mieux. A l’approche de l’océan Pacifique et au sud de l’Australie, Charlie Dalin, Thomas Ruyant et Yannick Bestaven se tiennent en 73 milles. Le skippeur sur Maître Coq est le plus rapide sur quatre heures tandis que devant lui, LinkedOut marque Apivia à la culotte en prenant la même route que le leader. C’est chaud.

Le classement à 9h

1) Charlie Dalin (Apivia)

2) Thomas Ruyant (LinkedOut)

3) Yannick Bestaven (Maître Coq IV)

4) Jean Le Cam (Yes we Cam !)

5) Damien Seguin (Groupe Apicil)

Du suspense mais pas de record ?

Petite stat qui relativise le spectacle en tête de course. Après 35 jours de courses, Charlie Dalin compte 2.377 miles de retard sur Armel Le Cléac’h​ en 2016. Ce qui montre bien deux choses : le Chacal porte bien son surnom (il avait réalisé une course parfaite dans les mers du sud) et la flotte de 2020 se veut beaucoup plus prudente et gestionnaire. Moins offensive, quoi. On voit par exemple beaucoup moins de passages au-dessus de 20 nœuds sur quatre heures contrairement à la précédente édition, où Alex Thomson avait notamment parcouru 536,81 milles en 24 heures, à 22 nœuds de moyenne. Une allure qui semble irréelle aujourd’hui.

Amedeo, de Cap et de peine

Petit coup de blues pour Fabrice Amedeo, dont le Vendée Globe s’est terminé dimanche soir, moment où il a posé le pied au Cap, en Afrique du sud. Lâché par son système informatique, le skippeur sur Newrest – Art et Fenêtres n’a pas eu d’autre choix que de rejoindre le port le plus proche. « L’endroit est incroyable mais impossible de profiter : avec cet arrêt à quai, c’est le Vendée Globe qui s’arrête vraiment et je me suis pris cela en pleine figure, a-t-il déclaré à chaud. Tant que j’étais en mer, j’étais dans le cocon protecteur de ce monde parallèle que constitue le large. Dorénavant, je suis sur la terre ferme. Pour l’instant je me concentre sur la liste de ce que j’ai à faire pour remettre le bateau en ordre de bataille. »

La Beyoutada continue !

Qu’il va vite, Jérémie Beyou. Après avoir mangé son pain noir sur la descente de l’atlantique, l’ancien favori sur Charal retrouve le goût de la compétition et avale ses concurrents directs les uns après les autres. Le voilà désormais 23e après avoir pris le meilleur sur Clément Giraud et Miranda Merron. Juste devant, Alexia Barrier et Kojiro Shirashi ne feront pas long feu. Ils comptent moins de 100 milles d’avance sur Beyou, qui navigue cinq nœuds plus vite. Il lui faudra ensuite combler un trou de 400 milles sur Manuel Cousin et Pip Hare. Step by step.