Crash de Romain Grosjean : L’enquête « devrait prendre entre six et huit semaines »

FORMULE 1 Ce qui reste de la voiture sera étudié sous toutes les coutures, tout comme les éléments extérieurs du circuit de Barheïn

N.C. avec AFP

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La voiture de Romain Grosjean coupée en deux, témoin de la vilence de l'accident du pilote français lors du GP de Bahreïn, le 29 novembre 2020.
La voiture de Romain Grosjean coupée en deux, témoin de la vilence de l'accident du pilote français lors du GP de Bahreïn, le 29 novembre 2020. — Tolga Bozoglu/AP/SIPA

L’enquête sur l’accident du pilote français Romain Grosjean (Haas) lors du Grand Prix de Bahreïn de Formule 1 dimanche a débuté et « devrait prendre entre six et huit semaines », a annoncé la Fédération internationale de l’automobile (FIA) jeudi.

Elle « examinera chaque aspect, notamment les équipements de sécurité, comme le casque, le HANS (armature fixant le casque à l’appui-tête), le harnais de sécurité, la combinaison et les vêtements de protection, la cellule de survie (habitacle renforcé), l’appui-tête, le système d’extincteur embarqué dans la voiture et le halo (système de protection frontale du cockpit) », précise la FIA.

Au peigne fin

Elle « portera également sur la résistance du châssis et celle de la glissière de sécurité face à un choc de cette puissance et avec cette trajectoire [et] évaluera le rôle des commissaires de course et de l’équipe d’intervention médicale. » Seront impliqués le promoteur de la F1, l’écurie Haas et le syndicat des pilotes, la GPDA (Grand Prix drivers' association).

Diverses vidéos, « notamment d’une caméra ultrarapide qui fait face au pilote et filme 400 images par seconde pour révéler en "slow motion" tout ce qui lui arrive pendant l’accident », l’enregistreur de données d’accident de la voiture, « qui indiqueront sa vitesse et les forces exercées », et « des accéléromètres auriculaires, adaptés au conduit auditif du pilote pour mesurer les mouvements de la tête lors d’un accident », seront analysés.

La monoplace du natif de Genève, qui a quitté la piste à cause d’un accrochage juste après le départ de la course, a été coupée en deux et a pris feu après s’être encastrée à 220 km/h dans une barrière de sécurité. Le pilote de 34 ans s’est extrait seul de sa F1 28 secondes après le choc et s’est éloigné du brasier aidé par le personnel de la voiture médicale des Grands Prix, secondé par des commissaires de piste chargés de la sécurité incendie.

Les idées de Grosjean

A la tête du GPDA, Grosjean, qui souffre de brûlures aux mains, d’une entorse de la cheville gauche et de contusions du même côté de son corps, réfléchit déjà à cette enquête. « Il faut qu’on travaille sur les gants parce que c’est le premier truc qu’on met en dehors de la voiture pour sortir », a-t-il détaillé lors d’une conférence de presse virtuelle mercredi, à sa sortie de l’hôpital.

« Il faut voir pourquoi mon appui-tête s’est détaché et s’est mis de travers, c’est ça qui m’a bloqué du côté droit, a-t-il ajouté. Et la barrière de sécurité, pourquoi elle s’ouvre comme ça ? Pourquoi elle revient sur la piste ? » La formation des commissaires aux incendies doit également être repensée, selon lui. « Il faut qu’on arrive à trouver des marshalls formés qui seraient peut-être les mêmes partout dans le monde », suggère Grosjean.