Ligue des champions : Vers une réforme avec 10 matchs de poule pour contrer la Superligue ?
FOOTBALL•Cette nouvelle formule ne modifierait qu'à la marge les grands principes de l'épreuveJ.L.
Comment satisfaire assez les grands clubs pour qu'ils rangent au placard leur idée de superligue jusqu’à la prochaine fois ? A chaque expiration des droits TV (c’est-à-dire tous les deux ans, puisqu’il faut commencer à négocier en amont), c’est le grand dilemme de l’UEFA, qui a de plus en plus de mal à préserver l’intégrité de la Ligue des champions, déjà bien confiscatoire dans sa dernière mouture.
Selon le quotidien britannique The Times, toujours bien informé sur les questions des gouvernances, l’instance aurait retenu un modèle de réforme prioritaire parmi toutes les propositions ambitieuses mises sur la place. Il s’agirait du « modèle suisse », qui permet en gros de changer sans rien changer. Suisse, quoi.
Concrètement, il y aurait toujours 32 équipes qualifiées pour la compétition (ou 36, à voir), classées selon les mêmes modalités (quatre chapeaux), mais sans répartition dans des poules. Evidemment, tout le monde ne pourra pas s’affronter, mais chaque équipe sera assurée de disputer dix rencontres contre dix équipes différentes, au lieu de six aujourd’hui face à trois adversaires.
Dix matchs de poules et plus de rencontres entre les gros clubs
L’avantage ? Plus d’argent et plus de matchs face aux toutes meilleures équipes européennes sans attendre les 8es de finale, puisque selon les simulations opérées par nos confères britanniques, le PSG pourrait affronter le Real Madrid ou Liverpool dès la phase de poule. Ensuite ?
Les huit premiers de ce mini-championnat recevraient les équipes classées de la 8e à la 16e place en 8e de finale, la suite de la compétition se déroulant selon les mêmes modalités que l’édition actuelle. Iraient en Ligue Europa les équipes classées de la 17e à la 24e position (l’équivalent des troisièmes de poule).
Une réforme qui ne bouleverserait pas fondamentalement l’épreuve mais qui ajouterait encore quatre rencontres à un calendrier déjà surchargé, au risque de banaliser un peu plus l’épreuve. Mais si c’est ça ou la Superligue fermée, le choix est vite fait.


















