Vendée Globe: Grosse avarie pour Destremeau... Attanasio dit merci à Oscar... Le journal de la course

VOILE Ce qu'il faut savoir sur la course au matin du 24 novembre

N.C.

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Le Vendée Globe est parti des Sables d'Olonne le 8 novembre 2020.
Le Vendée Globe est parti des Sables d'Olonne le 8 novembre 2020. — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

Le Vendée Globe se poursuit en ordre dispersé, ce mardi matin, entre les deux leaders qui filent vers le Cap de Bonne-Espérance, le gros de la flotte qui se débat derrière pour trouver les bons couloirs de vent et les retardataires qui n’ont pas encore franchi l’Equateur. L’ancien leader Alex Thomson a terminé de réparer son bateau et va pouvoir reprendre une activité normale après presque quarante-huit heures d’immobilisation. « Le bateau est même probablement plus solide qu’avant », a-t-il fait savoir. Attention, le Gallois n’a pas dit son dernier mot.

Le classement à 9h00

1. Charlie Dalin (Apivia) à 19.215 milles de l’arrivée

2. Thomas Ruyant (LinkedOut) à 37 milles du premier

3. Jean Le Cam (Yes we Cam !) à 281 milles du premier

4. Kevin Escoffier (PRB) à 334 milles du premier

5. Yannick Bestaven (Maître Coq IV) à 417 milles du premier

Avarie majeure pour Destremeau

Coup dur pour Sébastien Destremau. Le skippeur, qui avait déjà du mal à se dépatouiller dans le pot au noir, a signalé mardi matin une « avarie majeure de quille ». On n’en sait pas beaucoup plus pour le moment. Dernier de la précédente édition, Destremeau, 56 ans, a indiqué à la direction de course qu’il n’était pas en danger.

Ruyant revient sur sa spectaculaire réparation

Deuxième de la course dans le sillage de Charlie Dalin, Thomas Ruyant est revenu lors de la vacation de 5 heures sur sa réparation de dimanche, quand il est monté tout en haut de son mât de 28 mètres pour résoudre son problème de drisse. Le résultat d’un bon entraînement.

« J’avais fait des montées au mât aux Sables avant le départ, a-t-il dit. On s’entraîne à ce genre de choses. Après, on sent qu’une montée avec 15 jours de mer dans les pattes, ce n’est pas pareil. On a déjà laissé un peu d’énergie sur l’eau, on le sent sur toutes les manœuvres. J’essaie de les faire tranquillement, à mon rythme, car la route est encore longue. » On peut même dire que ça ne fait que commencer.

Merci Oscar

Romain Attanasio vient de passer l’Equateur, et pour fêter ça il avait un petit message à faire passer, ce mardi matin : Merci Oscar ! Oscar est le nom du système de caméras et de retour d’images qui favorise le repérage et l’identification des formes sur l’eau et sous la surface. Autrement dit, il aide les marins à détecter les fameux Ofnis (objets flottants non identifiés), responsables de nombreux abandons.

« J’ai fait de bonnes nuits ces derniers jours grâce à Oscar. Cet outil nous rend bien plus sereins, raconte Attanasio. A chaque fois que l’écran s’allume, je lève un œil sans avoir besoin de sortir la tête et de prendre un paquet de flotte, c’est pas mal ! Oscar est très opérationnel pour tout ce qui flotte. Il repère les bateaux de pêche sans AIS, les pirogues, ça aide à rester serein. Bon, il ne faut pas totalement baisser la garde non plus. L’écran est quand même assez envoûtant : je me prends à regarder devant tout le temps… » Un peu comme nous avec la carte interactive sur le site du Vendée en fait.