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JO 2018: le CNOSF ramasse les copies
JO•Qui de Grenoble, Pelvoux, Annecy ou Nice sera la ville française candidate pour les Jeux olympiques d'hiver 2018?...Alexandre Pedro
C’est l’heure du grand oral pour les quatre villes candidates qui présentent jeudi leur dossier au CNOSF. En mai prochain, il n’en restera qu’une. Tour de revue des forces et faiblesses en présence.
Annecy
Après Albertville en 1992, la Haute-Savoie mise sur Annecy pour se reprendre aux Jeux.
Points forts
La candidature savoyarde s’appuie sur un «cadre naturel exceptionnel» avec le massif du Mont-Blanc et le domaine skiable des Portes du Soleil, situés à une heure d'Annecy. Le dossier met en avant le fait que 80% des installations nécessaires existent déjà. Annecy s’appuie également sur une solide expérience au niveau des épreuves de ski alpin ces dernières années.
Points faibles
Le CNOSF avait modérément apprécié les réactions d'Annecy sur le refus de présenter une candidature française pour 2014. Avec ses 50.000 habitants, la ville ne correspondrait pas aux tailles des dernières villes choisies par le CIO.
Grenoble
Ville olympique en 1968, Grenoble espère bien ramener la flamme en Isère.
Points forts
Dans son duel face Annecy, Grenoble se présente «comme une ville à la montagne» avec un potentiel économique supérieur à celui de son rival. Soutien du dossier isérois depuis trois ans, l’ancienne skieuse Florence Masnada insiste «sur des épreuves qui sont toutes prévues dans un rayon de 40 kilomètres».
Points faibles
La capitale iséroise souffre d’un manque d'infrastructures hôtelières ainsi qu'une accessibilité ferroviaire réduite. Par ailleurs, le département n’est plus habitué à organiser des épreuves internationales. La dernière Coupe du monde de ski alpin remonte à 1982.
Pelvoux Les Ecrins
Niché dans les Hautes-Alpes, cette commune de 450 habitants se présente comme une candidature à dimension humaine. Autre originalité du dossier, plusieurs épreuves sont prévues en Italie et les épreuves de patinage... à Marseille.
Points forts
Ces promoteurs mettent en avant une candidature «nature et économique». «On n’est pas là pour construire des buildings», prévient son maire Gérard Sémiond. Et puis si le CNOSF et le CIO veulent en finir avec le gigantisme des JO, ils ne pourraient pas mieux choisir.
Points faibles
En dehors des interrogations sur ses capacités d’hôtellerie, Pelvoux souffre d’un manque de notoriété évident. Difficile d’imaginer le village faire le poids face à des rivaux comme Munich ou Denver.
Nice
Les Jeux olympiques d’hiver les pieds dans la Méditerrannée, l’idée n’est pas si improbable qu’elle n’y paraît. Villes hôtes des Jeux 2010 et 2014, Vancouver et Sotchi ont déjà séduit le CIO avec le concept mer-montagne.
Points forts
Outre une capacité hôtelière qui n’est plus à prouver, Nice peut aussi se prévaloir d’un aéroport international. «C'est plus simple pour nous de construire une piste de bobsleigh que pour Annecy ou Grenoble de bâtir un aéroport international», plaide le maire de la ville
Christian Estrosi.
Points faibles
Depuis Nice, on peut compter près de deux heures pour rallier Auron ou Isola 2000, où sont prévues les épreuves de ski alpin.



















