Coronavirus : Mediapro veut renégocier les droits du foot français

ARGENT Pour la saison 2020-2021, ils sont de 780 millions d’euros pour la L1 et 34 millions d’euros pour la L2

20 Minutes avec AFP

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Jaume Roures, le patron du groupe espagnol Mediapro, qui diffuse la Ligue 1.
Jaume Roures, le patron du groupe espagnol Mediapro, qui diffuse la Ligue 1. — Quique Garcia/EFE/SIPA

Avec la crise sanitaire l’argent coule moins à flots dans le football. Pour sauver les meubles, l’heure est donc aux renégociations de contrats. Mediapro souhaite ainsi revoir le montant des droits de diffusion des Ligues 1 et 2 françaises à cause de la pandémie de coronavirus, révèle son principal dirigeant et fondateur, Jaume Roures.

« Nous voulons rediscuter le contrat de cette saison. Elle est très affectée par le Covid-19, tout le monde le sait car tout le monde souffre. On ne remet pas en cause le projet en tant que tel. Mais les bars et les restaurants sont fermés, la publicité s’est effondrée… Ce sont des choses que tout le monde connaît », explique le dirigeant dans un entretien à paraître jeudi dans L’Equipe.

Mediapro ne chiffre pas son offre

Les droits fixés pour la saison 2020-2021 s’élèvent à 780 millions d’euros pour la Ligue 1 et 34 millions d’euros pour la L2, confirme le responsable, en soulignant que « la Ligue a elle-même demandé au gouvernement de compenser ses pertes à cause du Covid. On est dans cette dynamique. On n’a pas un montant concret. On veut renégocier le prix. On a demandé d’établir un calendrier pour mener à terme cette négociation qui ne va pas être publique ». « Le contrat a été établi dans des conditions qui n’ont rien à voir avec la situation actuelle », ajoute Roures. « C’est évident. Il faut en parler. Après, on verra comment cela se termine. On ne remet pas en cause le contrat, mais on remet en cause la situation actuelle ».

Mediapro, qui a lancé cette saison la chaîne dédiée Téléfoot, a demandé un délai à la Ligue de football professionnel (LFP) pour régler son échéance du 6 octobre qui s’élève à 172 millions d’euros. Toutefois, pour Jaume Roures, « c’est plus compliqué que ça. Nous avons demandé à parler du contrat de cette saison à cause du Covid-19. Il est évident que le Covid touche beaucoup d’aspects de l’exploitation des droits. On veut parler de ça ».

Enfin, au sujet du 17 octobre, date à laquelle la LFP doit distribuer aux clubs les sommes versées par les diffuseurs, Roures n’est pas très encourageant : « C’est évident que le 17 octobre, on n’aura pas trouvé un accord. Mais on peut trouver des formules qui arrangent la situation économique des clubs ». Les négociations vont être longues.