Tour de France : « Je n’ai rien à cacher »… Nairo Quintana réagit à l’ouverture d’une enquête pour dopage

DOPAGE Le leader de l'équipe Arkéa-Samsic affirme avoir toujours été un coureur propre 

A.L.G. avec AFP

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Nairo Quintana lors du Tour de France 2020.
Nairo Quintana lors du Tour de France 2020. — Marco Bertorello / AFP / POOL

Les gardes à vue du médecin et du kinésithérapeute de l’équipe Arkéa-Samsic,  dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte pour des soupçons de dopage sur le Tour de France, se sont terminées mercredi matin, a annoncé le parquet de Marseille.

« Les deux gardes à vue ont été levées (mardi) en début de nuit, les intéressés ont été laissés en liberté », précise le communiqué de Dominique Laurens, la procureure de la République de Marseille. « L'enquête est toujours en cours », insiste Mme Laurens dans son communiqué, laissant entendre que de nouveaux développements sont possibles. 

De nouvelles auditions sont à venir

La magistrate avait annoncé lundi l’ouverture d’une enquête préliminaire, évoquant notamment la découverte « de nombreux produits de santé dont des médicaments dans leurs affaires personnelles, mais également et surtout une méthode pouvant être qualifiée de dopante ».

Les deux membres de l’équipe médicale, quant à eux, étaient en garde à vue depuis lundi en fin de matinée notamment pour « administration et prescription à un sportif, sans justification médicale, de substance ou méthode interdite dans le cadre d’une manifestation sportive ». « Les éléments recueillis au cours des perquisitions nécessiteront des investigations complémentaires, notamment des analyses » et de nouvelles auditions, a ajouté la procureure de Marseille.

Quintana prend la parole

Silencieux jusque-là, Nairo Quitana est finalement sorti du silence pour nier un quelconque dopage de sa part. « Je veux dire qu’aucune substance dopante n’a jamais été retrouvée […] Je n’ai rien à cacher et n’ai jamais rien eu à cacher […] j’ai été pendant toute ma vie sportive un coureur propre », a déclaré le Colombien mardi soir dans un communiqué.

Les peines maximales encourues par les soignants sont de cinq ans de prison et de 75.000 euros d’amende. Les coureurs risquent cinq ans de prison et 375.000 euros d’amende pour « transport et détention illicites de substances vénéneuses ».