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Labrune «devra faire ses preuves» et «ce ne sera pas facile», réagit Aulas

Présidence de la LFP : Labrune « devra faire ses preuves » et « ce ne sera pas facile », réagit Aulas

FOOTBALLLes relations entre les deux hommes étaient très fraîches lorsque Labrune était le patron de l'OM
Nicolas Camus

N.C. avec AFP

Sa réaction était attendue. Le président de Lyon Jean-Michel Aulas, qui a souvent eu des mots avec Vincent Labrune quand ce dernier était le patron de l’Olympique Marseille, a invité le nouveau président de la Ligue de football professionnel à « faire ses preuves ».

« Vincent devra faire ses preuves, c’est vrai que ce ne sera pas facile pour lui, en étant élu avec 45 % des voix », a lancé Aulas, partisan de l’autre candidat, le journaliste Michel Denisot, au sortir de l’Assemblée générale des clubs professionnels jeudi à Paris.

« Je n’oublie jamais, mais je sais être ouvert à toutes les compétences »

Le patron de l’OL a évoqué un processus électoral « un peu particulier » qui a permis à Labrune d’être désigné sans majorité absolue : « Il y a eu un certain nombre de votes, on va dire, organisés de manière à ce que les choses se passent d’une certaine manière », a précisé le dirigeant lyonnais. « C’est un résultat qui demande beaucoup d’humilité et de capacité à renverser les indécis et ceux qui n’étaient pas obligatoirement dans ce sens-là ».

Les relations entre Aulas et Labrune, président de l’OM entre 2011 et 2016, ont toujours été fraîches, surtout depuis le soir d’un houleux OM-OL au cours duquel le premier avait lancé au second le fameux « T’es un guignol ». « Je n’oublie jamais, mais je sais être tout à fait ouvert à toutes les compétences, tous les partenariats. La Ligue doit travailler en parfaite relation avec la Fédération, on va faire en sorte que cette opération soit profitable pour tout le football, parce qu’on en a besoin », a détaillé Jean-Michel Aulas, membre du comité exécutif de la Fédération française de football (FFF), qui sera renouvelé en mars.

Denisot « était une chance »

Aulas, partisan de Michel Denisot, n’a pas caché sa « déception » devant un vote « à l’arraché ». « Je trouvais que la candidature de Michel Denisot était une chance pour la Ligue, car c’est un homme droit (…) Après, l’élection de Vincent permet peut-être de passer dans une autre phase, l’innovation et le changement peuvent apporter des choses positives ».