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Mercato, intégration des recrues… Le TFC a du retard à l’allumage

TFC : Mercato, intégration des recrues… Favori de la Ligue 2, Toulouse a du retard à l’allumage

FOOTBALLFraîchement relégué en Ligue 2, le TFC trimballe une étiquette de favori que les nouveaux dirigeants revendiquent. Mais qu’il ne peut pas encore assumer
Nicolas Stival

Nicolas Stival

L'essentiel

  • Le TFC veut vite retrouver la Ligue 1 qu’il a quittée à l’intersaison. Il a commencé sa saison par une défaite à domicile, avant un déplacement délicat samedi à Grenoble.
  • Profondément remanié à l’intersaison, le club est encore en pleins travaux, avec un effectif loin d’être au complet.
  • Rhys Healey, un attaquant anglais de 25 ans, a signé ce jeudi.

Actionnaires, dirigeants, entraîneur, joueurs et même division, avec la relégation en Ligue 2. Tout ou presque a changé cet été au TFC, désormais présidé par Damien Comolli, représentant français du fonds américain RedBird Capital Partners. Tout, sauf les résultats pour l’instant. La formation cornaquée par Patrice Garande a chuté d’entrée samedi au Stadium face au promu dunkerquois (0-1), pour un vingtième match officiel d’affilée sans victoire (19 défaites, un nul). « Il y a eu un problème d’agressivité, dans les duels, les seconds ballons », pestait encore Garande ce jeudi, deux jours avant un déplacement à Grenoble.

Gênant, dans un championnat davantage taillé pour les combattants que pour les artistes du dribble… Malgré les promesses de la jeunesse, omniprésente dans l’effectif, ces Violets-là ne semblent pas avoir les épaules pour assumer les ambitions clamées par Comolli : une remontée immédiate dans l’élite avant d’installer l’équipe dans le Top 8 de L1. Le plus gros budget de L2 (montant non divulgué, mais probablement chiffré entre 25 et 30 millions d’euros) va donc devoir sortir le chéquier pour atteindre son but.

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« Le mercato n’est pas fini », lance Garande, qui rechigne désormais à parler d’un marché des transferts ouvert jusqu’au 5 octobre : « Je préfère dépenser de l’énergie pour les choses que je maîtrise. » Après l’échec dunkerquois, l’ancien technicien caennais avait annoncé « entre quatre et cinq arrivées ». Ce jeudi, le TFC a annoncé la signature de l'attaquant britannique Rhys Healey (25 ans), en provenance du MK Dons (D3 anglaise), deux jours après celle de l’arrière gauche colombien Deiver Machado.

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Ces deux-là ont rejoint le gardien Maxime Dupé, l’attaquant ivoirien Vakoun Bayo, le milieu camerounais Steve Mvoué et son collègue néerlandais Branco van den Boomen dans la colonne « recrues de l’été ».

« Au moins un renfort par ligne »

Entre blessures et arrivées tardives, seul Dupé (titulaire) et van den Boomen (entré en jeu) ont participé à l’ouverture du championnat. Ils seront rejoints par « au moins un renfort par ligne », clamait Comolli le week-end dernier (avant l’arrivée de Machado et d'Healey, donc) sur la nouvelle chaîne Téléfoot. Depuis, le président du TFC a décidé de refermer le robinet médiatique qu’il avait largement ouvert avant le lancement de la saison.

Les ailes, faute de vrais spécialistes, et l’axe de l’entrejeu (surtout si Ibrahim Sangaré s’en va) concentrent les recherches. Fans de statistiques, désireux de trouver des joueurs à « développer » avant de les revendre avec une plus-value – « ce qui est sûr, c’est qu’ils ne cherchent pas des trentenaires », souffle un agent qui connaît bien le club – les dirigeants toulousains prospectent beaucoup à l’étranger. Les nouveaux venus doivent donc souvent apprivoiser à la fois un nouveau pays, un championnat des plus farouches et une langue qu’ils ne maîtrisent pas forcément.

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Ainsi, selon Garande, Machado ne parle qu’espagnol, alors que van den Boomen est en voie d’apprentissage du français. Pour accélérer l’adaptation, le technicien mixe francophones et non-francophones dans les différents groupes de travail à l’entraînement, où la langue de Molière et de Jul reste l’idiome officiel. « Les nouveaux suivent des cours de français assez intensifs », insiste Garande, qui a choisi un capitaine norvégien, le défenseur central Ruben Gabrielsen, débarqué en janvier à Toulouse. « Il commence à comprendre presque tout, reprend l’entraîneur. Je les incite surtout à communiquer avec des mots-clés : "joue-le", "sors", "vas-y". »

Sans oublier « vite ». Car dans une Ligue 2 assez homogène, le TFC doit rapidement enchaîner les victoires. Un mot dont il a perdu le sens et le goût depuis le 30 octobre 2019, date du dernier succès en date à Niort, en Coupe de la Ligue (1-2). Il y a dix mois.