Ligue des champions : Le Final 8 a fait ses preuves et on espère le revoir très vite
FOOTBALL•La formule forcée de fin de Ligue des champions a convaincu les passionnés de footballWilliam Pereira
Préambule obligatoire par les temps qui courent. On aurait préféré n’avoir jamais eu à connaître cette formule, préféré voir la finale de la Ligue des champions à Istanbul comme c’était prévu à la base, bref, vous avez compris l’idée, saloperie de virus, tout ça. Une fois la question sanitaire évacuée, que reste-t-il ? Un beau vainqueur, le Bayern Munich, et un tournoi inédit extrêmement prometteur. Le patron de l’UEFA, Aleksander Ceferin, qui s’était jusqu’ici évertué à marteler que oui, c’était un one shot et non, rêvez pas, on le refera pas a fini cette fin de semaine par ouvrir la porte à la démocratisation d’un format type Final 8 dans le futur. Même si ça veut dire moins de matchs et donc moins de pognon à se foutre dans les poches.
« Nous avons été forcés de le faire, mais en fin de compte, on réalise qu’on a quelque chose de bien, admet Ceferin, cité par l’agence Reuters. Nous allons y réfléchir pour le futur. » En espérant qu’il dise vrai et ne dise pas ça le temps que l’émotion retombe et qu’on oublie. Parce que s’il y en a comme Jérôme Rothen pour qui « la Coupe d'Europe, ce sont les matchs aller-retour », nous, on a vraiment kiffé. Parce que :
- La tension des matchs à élimination directe a une saveur de Coupe du monde ou d’Euro.
- Le 8-2 du Bayern contre le Barça nous a ramenés six ans en arrière au Mineirão.
- Dans ce format, Rudi Garcia peut sortir Pep Guardiola.
- Dans ce format, Paris peut sortir Barcelone et Manchester United.
- Sur un match, les favoris peuvent sortir sur un malentendu.
- La bulle dans laquelle vivent les équipes crée des solidarités dans le vestiaire. Et le football, c’est de l’humain avant tout. Donc c’est beau. Donc on dit oui.
- Ça permet d’avoir plein de supporteurs d’endroits différents au même endroit.
- Ça allégerait un peu le calendrier des joueurs, ces forçats du ballon.
- Ça signerait l’arrêt de mort de cette aberration qu’est le but à l’extérieur.
- Ça nous permettrait de jouer les anciens avec les plus jeunes en leur disant « tu sais, moi, j’ai connu les matchs aller-retour en Ligue des champions, et c’était pas la même histoire. »
Il y en a sûrement d’autres. Mais tout ce qu’on sait, c’est que les joueurs ont kiffé, les entraîneurs aussi. Donc messieurs de l’UEFA, ne déconnez pas. Faites que ce Final 8 n’était pas qu’une anomalie. Faites qu’on garde un truc positif de l’apocalypse.


















